La 5ème vague – J. Blakeson

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Alive – Sia

Monsieur le réalisateur,

A la fin du film, je me suis sentie dans une situation de perplexité intense. Et je dois admettre qu’encore à présent, je ne sais pas vraiment comment me positionner face à votre film. J’avais adoré le roman de Rick Yancey et forcément cette appréciation joue sur ma réception du film. Pourtant, je n’y allais pas avec des à priori, et je pense être plutôt ouverte à l’adaptation. En résumé, je ne pense pas que le livre est toujours mieux : je pense qu’il y a deux œuvres distinctes avec un travail différent et évidemment des changements opérés. Toutefois, avec votre film, c’est plus compliqué. Premièrement, j’ai été surprise de voir que le film faisait moins de deux heures. Avec 600 pages, je pense qu’il était fondamental que le film soit un peu plus long. Et effectivement, j’ai vraiment été déçue de l’adaptation. Je trouve dommage que vous survoliez simplement l’action majeure. J’imagine bien que l’adaptation est un travail difficile, mais j’ai vraiment eu du mal à apprécier l’histoire dans son ensemble. Les personnages ne sont pas ou très peu travaillés, je pense que j’aurais eu du mal à m’y attacher si je n’avais pas lu le roman, l’histoire est trop survolée et les explications s’enchainent sans qu’on est véritablement eu le temps de se poser des questions.

Malgré tout, je dois avouer que je ne peux pas détester votre film. Il y a beaucoup d’action, c’est bien une chose qu’on ne peut pas lui enlever, et même si c’est parfois trop pour pouvoir retranscrire l’ambiance mystérieuse que j’avais tant aimé dans le roman, cela permet au film d’avoir une bonne dynamique. Mais ce qui, pour moi, a fait la force de votre film, c’est le choix des acteurs. Je les ai trouvé parfaits dans leur rôle.

Merci monsieur le réalisateur. Il est indéniable qu’il manque du temps à votre film mais vous avez tout de même réussi à me l’ancrer dans la tête.

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Vert émeraude – Kerstin Gier

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D’émeraude – Nolwenn Leroy

Madame l’écrivaine,

Attendant avec impatience la fin de la Trilogie des gemmes, j’ai un peu été déçue par ce dernier tome. Je dois cependant avouer que ma lecture a été interrompue par des lectures plus pressantes pour les cours et cela a été un véritable frein à ma progression. Malgré tout, je le conçois et je sais pertinemment que vous n’y êtes pour rien. En revanche, j’ai été parfois déçue d’avoir trouvé certaines révélations avant qu’elles ne soient révélées. Ou non, plutôt partagée entre la joie d’avoir élucidé le mystère et la déception de ne pas m’être laissée surprendre. Toutefois, la révélation finale qui clôt la trilogie m’a surprise et j’ai vraiment apprécié ce sentiment. C’était logique mais plausible et finalement évident en y pensant. Malheureusement, ça n’a pas été le cas pour LA révélation majeure, à savoir l’identité du comte St Germain et tout le mystère planant autour du chronographe. Tout cela m’a laissé perplexe. J’ai trouvé que certains éléments arrivaient comme un cheveu sur la soupe, à moins que je n’ai pas su percevoir les indices, et j’ai parfois ressenti quelques incohérences.

Cependant, je ne peux pas nier le fait que j’ai passé un bon moment. Les voyages dans le temps sont toujours un plaisir même si le côté fastueux se fait moins en moins présent. Les personnages secondaires m’ont toujours semblés assez fades mais Gwendolyn et Gideon sont de très bons protagonistes. Ils m’ont parfois agacée mais je n’ai pas pu leur en tenir rigueur et j’ai apprécié voir leurs liens évoluer. Mais je pense sincèrement que dans votre trilogie, aucun personnage ne pourra détrôner Xemerius. Je l’ai adoré de A à Z. Il a un humour savoureux et j’ai toujours beaucoup aimé ses apparitions.

Merci madame l’écrivaine, j’ai été un peu déçue que les secrets du Cercle des Veilleurs ne soient pas un plus développé mais cela n’enlève rien au charme de votre roman.

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Les belles vies – Benoît Minville

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Derniers baisers – C.Jérôme

Monsieur écrivain,

Votre roman est d’une douceur folle. Malgré le passé difficile de chacun de ces enfants de la DDAS, vous illuminez vos pages d’un petit soleil. J’ai vraiment apprécier passer du temps en compagnie de ces personnages. Chacun renferme en lui une histoire profonde mais vous ne vous sentez pas obligé de nous l’exposer en détail. On sait simplement ce qu’il suffit de savoir pour les comprendre et c’est parfait. Comme dans la vraie vie en fait : vos personnages sont vivants mais n’ont pas besoin de le prouver pour l’être. Il y a une telle diversité dans ces enfants qu’il peut sembler surprenant de s’attacher à tous. Pourtant, ils m’ont tous bouleversée. J’étais avec eux, dans cette grande maison, durant tout l’été. Je n’ai pas eu du mal à m’imaginer les lieux, les personnages, les évènements. Ils étaient là, tout simplement.

Vous abordez des sujets variés et parfois difficile, comme les enfants maltraités, mais vos personnages ne suscite pas la pitié. Seulement la compassion. Tonton et Tata sont deux personnages incroyables. Ils se complètent parfaitement dans leur bonté et leur amour. Toujours présent, jamais à l’excès, ils ont une place centrale dans votre roman. Les liens entre les enfants gravitent autour d’eux sans qu’ils en soient directement responsables. Toute cette douceur existe grâce à eux mais elle est portée par tous les autres. Et cette ambiance un peu intime suffit à porter votre histoire. Il n’y a pas de quête principale, seulement des évènements quotidiens qui s’enchainent mais c’est ce qui fait votre force.

Merci monsieur l’écrivain, j’ai passé un incroyable été en plein hiver.

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Harry Potter et l’enfant maudit – Jack Thorne

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Mon vieux – Daniel Guichard

Monsieur l’écrivain,

Près d’un mois après ma lecture, je viens enfin donner mon avis sur ce tant et si attendu huitième opus de Harry Potter. J’arrive un peu après la guerre, et je dois avouer que c’est surtout parce que même si j’étais sûre de vouloir lire votre livre, je n’en mourais pas d’impatience. Je pense que le fait que, malgré tout le respect que je vous dois, vous ne soyez pas J.K. Rowling a joué dans cette attente plus mesurée. En revanche, cela n’enlève en rien à votre talent. Si le format m’a au début quelque peu désorientée, j’ai finalement pris mes repères. Passer du roman au théâtre est un choix que je trouve assez culotté. Il fallait oser parce que cela ne permet pas de descriptions et l’ancrage dans l’univers est moins facile à engendrer. Cependant, vous vous en sortez très bien. Vous avez eu raison et malgré toutes les critiques que j’ai pu lire sur le fait que « ce n’est qu’un script », je suis persuadée que c’est un bon choix. Vous ne pouvez pas vous improviser J.K. Rowling et vous l’avez bien compris. Vous êtes Jack Thorne et vous écrivez du théâtre. Et vous le faites bien. Alors oui, je ne vais pas vous cacher que le cadre spatio-temporel m’a parfois dérangée, que le fait que le livre ne se déroule pas sur une année m’a perturbée, que le manque de descriptions de Poudlard m’a manqué. Mais tout ça, je le connais.

Passés les premiers moments de perplexité face à la forme, je me suis vraiment plongée dans votre histoire. J’ai trouvé les personnages assez bien retranscrit. Il y a eu certaines fois où je n’étais pas réellement convaincue mais vous avez effacé ces moments avec d’autres où nos héros étaient parfaitement en adéquation avec ce que l’on connaissait d’eux. J’ai beaucoup aimé le choix du scénario. L’idée est intéressante et pose des questions justes. Le déroulé du récit m’a parfois laissée dubitative avec des dénouements parfois un peu trop simples mais je ne pense pas assez connaître le théâtre contemporain pour juger s’il s’agit seulement de votre pièce. Dans l’ensemble, vous m’avez convaincue et j’ai vraiment passé un bon moment.

Merci monsieur l’écrivain. Bien évidemment, on ne peut pas s’empêcher de vous comparer à J.K. Rowling, mais je pense qu’on ne peut le faire que dans le bon sens. Vous avez réussi à écrire un Harry Potter.

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