Pirates des Caraïbes 5 – Joachim Rønning & Espen Sandberg

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Soundtrack Pirates of the Caribbean

Monsieur le réalisateur,

Pirates des Caraïbes est une saga que j’apprécie beaucoup et cette appréciation repose énormément sur la prestation de Johnny Depp. Pourtant, dans ce cinquième volet, le capitaine Jack Sparrow partage la scène de façon plus équitable. L’arrivée du fils de Will Turner est centrale et on retrouve un peu la même mécanique que dans les deux premiers opus. Henry et Carina sont deux personnages incroyables. Lui, a ce caractère Turner qui en fait un personnage attachant grâce à son manque d’expérience masqué par sa bonté ; elle, est brillante et s’impose comme une figure forte et en opposition avec la jeune femme fragile qu’il faut sauver sans cesse. Ces deux personnages sont vraiment au cœur de la réussite de votre film.

J’ai aimé le fait que le capitaine Salazar permette d’en découvrir plus sur la jeunesse de Jack Sparrow. C’est quelque chose qui permet au personnage d’exister un peu plus profondément même s’il est déjà très ancré dans l’imaginaire collectif. Cela renforce le caractère quasi-inexistant de l’évolution de ce personnage, si ce n’est dans sa déchéance. Malgré tout, je dois avouer que votre cinquième opus manquait un peu de Jack Sparrow et de l’humour incarné par Johnny Depp. L’intrigue tourne davantage autour de Will Turner et Jack Sparrow m’est apparu plus comme un outil indispensable à la quête. Bien sûr, j’ai ri à chacune de ses interventions parce que c’est là que réside le but du personnage mais il m’en manquait un peu pour être pleinement satisfaite.

Merci monsieur le réalisateur, votre film s’inscrit parfaitement dans la lignée des précédents malgré un petit bémol sur le taux de présence de Jack Sparrow, bémol qui s’efface grâce aux incroyables Carina et Henry.

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Flora Banks – Emily Barr

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Héroes de la Antártida – Mecano

Madame l’écrivaine,

La lecture de votre roman a été pour moi partagée et pourtant, j’en garde un bon souvenir. L’explication réside dans le fait que votre histoire se construit en crescendo, petit à petit jusqu’à une explosion finale. Et une fois qu’on a vu le feu d’artifice, on ne peut qu’apprécier la montée en tension précédente. Dans un premier temps, j’ai eu de la peine à me plonger dans votre récit. Le point de vue interne de Flora a été assez pesant pour moi. Son histoire sans cesse répétée a failli m’avoir à l’usure finalement. Malgré tout, je me suis accrochée parce que je sentais que Flora le méritait. Sa douceur, sa fragilité et sa combativité ont fait que je me suis rapidement attachée à elle. Et même si j’étais freinée par le fait de subir moi aussi son handicap, cela m’a permis de mieux comprendre ses émotions parce que moi aussi je ressentais l’agacement et le désarroi.

Le récit est superbement construit. Des détails deviennent des clefs pour comprendre le dénouement et des questions se posent sans cesse. J’ai été un peu attristée par la fin qui, je trouve, se clôt un peu trop rapidement même si le propos est mené jusqu’au bout. J’avoue que j’aurai aimé suivre Flora un peu plus loin dans sa vie.

Merci madame l’écrivaine, après un début lent, vous avez fait exploser votre histoire pour la rendre addictive.

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Café Budapest – Alfonso Zapico

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Yesterday – The Beatles

Monsieur le bédéiste,

J’ai été touchée par votre bande-dessinée. Je me suis surprise a beaucoup aimé le contexte historique sur un sujet que je ne maitrisais pas. Vous m’avez donné envie d’en savoir plus. Le scénario mêle brillamment la mutation politique et le quotidien de cette famille au café Budapest. Le sujet est difficile mais vous n’hésitez pas à lui insuffler une dose d’humour et d’espoir à travers une histoire d’amour. J’ai apprécié votre style graphique, très signé, avec un caractère fort et une intensité dans le dessin.

Merci monsieur le bédéiste, votre bande-dessinée prône l’amour et la tolérance dans un monde empreint de violence.

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Tous en scène – Garth Jennings

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Shake it Off – Taylor Swift

Monsieur le réalisateur,

Votre film allie parfaitement douceur et humour. Le choix des personnages animaux n’est pas sans rappeler Zootopie mais c’est quelque chose qui va bien à l’animation : il y a une grande diversité et on s’attache rapidement. J’ai trouvé que les interactions entre les personnages étaient justes mais surtout que l’histoire de chacun était bien exploitée. Pourtant avec le nombre de protagonistes, je ne pense pas que cela ait été facile de ne pas céder et de ne pas se concentrer seulement sur un ou deux. Vos personnages sont traités avec bienveillance et votre film met de bonne humeur, autant par les graphismes que par la bande-son.

Toutefois, Tous en scène n’est pas seulement un film mignon : quelle folie ! Entre la poisse inégalable et le caractère barré de Buster Moon, le personnage principal, le film promet déjà pas mal d’humour. Mais en plus, vous rajoutez à ça des personnages authentiques et maladroit qui entrainent des situations comiques. Et puis avouons-le, imaginer Patrick Bruel se trémousser sur « Call me maybe » m’a beaucoup fait rire.

Merci monsieur le réalisateur, votre film est un doux mélange de sentiment et de folie.

4

Dickens, barbe à papa – Philippe Delerm

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Mistral gagnant – Renaud

Monsieur l’écrivain,

Un peu de sucre dans le café, voici ce qu’est votre livre. De petites touches de douceurs pour rappeler un passé que je n’ai pas connu. J’ai aimé votre plume et vos images, les sourires qui se cachent dans vos mots, aussi. Avec des petits riens et de petites choses, vous m’avez fait passer un agréable moment, empreint de douceur et de nostalgie. J’ai préféré certains textes à d’autres mais le fait qu’ils soient très court n’est pas décourageant lorsque l’un ne nous inspire pas. Un autre arrive rapidement pour faire oublier le précédent. Voilà mon seul regret : la rapidité avec laquelle s’oublient vos mots, trop vite effacés par seulement quelques brefs souvenirs.

Merci monsieur l’écrivain, votre livre réchauffe le cœur.

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Vaiana – Ron Clements et John Musker

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Le bleu lumière – Cerise Calixte

Monsieur le réalisateur,

J’ai trouvé que Vaiana avait des airs de Rebelle dans sa construction. J’ai aimé l’indépendance du personnages, sa force de caractère mais aussi sa maladresse qui en fait un personnage attachant. J’ai également apprécié qu’il n’y est pas d’intrigue amoureuse possible, ce qui change quand même assez des Disney classiques pour être souligné. En bref, le fait que Vaiana puisse exister par elle-même m’a beaucoup plu. Pour ce qui est du scénario, j’ai trouvé la légende bien pensée même si je pense qu’elle aurait pu être davantage étoffée. On s’attarde davantage sur la construction du personnage, ce qui est très bien aussi, plutôt que sur l’intrigue. Je déplore légèrement le fait qu’il n’y ait pas eu plus construction autour de l’univers qui me semblait très prometteur mais l’avancée dont témoigne le personnage de Vaiana me semble pouvoir relever ce léger point négatif.

Du côté graphique, j’ai aimé les couleurs et ces étendues de bleus que promettait le film. Mais surtout, je pense qu’il faut largement applaudir le travail sur les tatouages de Maui qui sont d’une très belle ingéniosité.

Merci monsieur le réalisateur, vous faites preuve d’ouverture et d’originalité dans un film magnifique.

4

Lettres de l’intérieur – John Marsden

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La lettre – Renan Luce

Monsieur l’écrivain,

J’ai eu beaucoup de chance de tomber sur votre livre par le plus grand des hasards, car je pense qu’il aurait très bien pu passer inaperçu à mes yeux. Et face à mon ressenti devant votre roman, cela aurait été bien dommage. Vous avez fait l’effet d’une petite bombe dans mon cœur. J’ai dévoré l’échange épistolaire entre Mandy et Tracey. A un moment, je me suis dit que cela serait amusant de lire chaque lettre avec le nombre de jours d’attente adéquat. Autant vous dire que je n’y ai pas pensé longtemps : amusant, oui, possible à effectuer pour moi, non. Je me suis rapidement attachée aux deux jeunes filles et à l’ambiance que j’ai vu qualifiée d’un peu « datée » par certains. Eh bien, je l’avoue, j’aime les ambiances un peu « datée ». Je me suis sentie submergée de nostalgie, comme si je retrouvais un échange auquel j’avais moi-même prit part.

Tout au long de la première partie, j’ai attendu avec impatience la révélation. Elle n’est certes pas très inattendue ou surprenante mais il règne une telle tension au fil des pages que je ne pouvais m’empêcher d’enchainer les lettres à la suite pour enfin savoir. Et lorsqu’arrive la seconde partie, l’intrigue ne retombe pas. Jusqu’à la fin, vous prenez le parti de ne pas ménager le lecteur. Je doute fort que vous ayez fait cela pour que l’on vous déteste en refermant votre livre (si c’est vraiment le cas, laissez-moi vous dire que c’est réussi). Avec l’absence de votre voix ou celle de tout narrateur, j’ai eu davantage l’impression que vous vous positionniez en simple intermédiaire entre les deux jeunes filles et le lecteur. Vous êtes totalement absent et vous ne nous donnez aucune clefs supplémentaires que celles qu’auraient pu réellement avoir Mandy et Tracey. Alors oui, je vous ai détesté pour ça, pour mon incompréhension à la fin du livre mais c’est ça qui fait la force de cet échange et qui rend Mandy et Tracey si vraies. Vous ne les faites pas vivre. Elles vivent, tout simplement.

Merci monsieur l’écrivain, votre livre va me hanter encore longtemps.

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A la poursuite de demain – Brad Bird

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Soundtrack Tomorrowland

Monsieur le réalisateur,

Je suis tombée vraiment par hasard sur votre film et j’étais même prête à zapper. Mais finalement, il y a eu un petit quelque chose qui m’a poussée à rester. Alors oui, votre film est peut-être naïf ou je ne sais quel défaut on peut lui trouver, mais qu’est-ce que vous m’avez amusée. J’ai été portée par l’esprit décalé de votre film. J’ai apprécié le côté science-fiction un peu gadget qu’on retrouve au début du film et qui donne lieu à certaines scènes très drôles. Cependant, malgré le côté un peu enfantin, vous faites passer un vrai message : on peut tous changer les choses. Alors certes c’est peut-être un peu bateau comme message à véhiculer mais les circonstances dans lesquelles vous le mettez en place permet de lui donner de la profondeur. A mon avis, le fond écologique est vraiment intéressant dans votre film.

Les personnages sont attachants et leurs défauts font sourire. J’ai beaucoup aimé Athena, véritable voix de la sagesse, je trouve qu’elle est parfaitement incarnée. Pour ce qui est de Casey, son fort tempérament permet de s’attacher au personnage. Elle est jeune, courageuse et débrouillarde. Sa maladresse m’a amusée mais aussi touchée, ce qui fait que je me suis facilement attachée à elle. Dans l’ensemble j’ai aimé l’univers même si j’ai trouvé que certains points auraient pu être davantage travaillés.

Merci monsieur le réalisateur, vous m’avez fait passer un très bon moment, là où je ne m’y attendais pas.

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Le copain de la fille du tueur – Vincent Villeminot

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Caroline – MC Solaar

Monsieur l’écrivain,

Le copain de la fille du tueur est le premier roman que je lis de vous et apparemment, au vu de ce qu’il se dit sur vous, j’arrive un peu après la guerre. Et effectivement, je dois admettre que vous avez une écriture particulière qui fait qu’on doit absolument vous découvrir. J’ai été surprise de la facilité avec laquelle vous passez du choc à la poésie. Certains passages sont crus tandis que d’autres sont empreints d’une véritable douceur. C’est la chose que j’ai le plus aimé dans votre roman. Vous m’avez donné envie de vous lire parce que vous écrivez bien, et sans prétention.

J’ai apprécié vos personnages aussi. Ils sont surprenant et originaux, Touk est étrangement bizarre, Charles est d’une douceur assumée et Selma est le mystère incarné. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas de modèle attendu dans votre roman, à part la figure du mafieux peut-être, et c’est plaisant car on est toujours surpris par les évènements. Vous créez des situations auxquelles on ne s’attend pas. Votre roman manque peut-être un peu de réalisme mais c’est un parti pris qui ne m’a absolument pas dérangée. J’ai aimé l’ambiance mystérieuse qui faisait qu’on cherchait toujours à savoir et les retournements inattendus.

Merci monsieur l’écrivain, j’ai adoré votre plume.

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Quand vous lirez ce livre – Sally Nicholls

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Marcia Baila – Les Rita Mitsouko

Madame l’écrivaine,

Bien sûr votre livre est touchant. Le titre, le thème, les personnages, tout nous empoigne le cœur avec force. Et cela me donne du mal à avouer que je n’ai pas vraiment aimé. J’ai aimé la proximité avec Sam grâce au récit à la première personne. Pourtant, j’ai eu beaucoup de peine à m’y attacher. Peut-être est-ce dû à l’excès de pudeur ou à la forte maturité de Sam qui, même s’il ne comprend pas tout, semble tout accepter ? Je ne saurais pas pointer du doigt le facteur qui m’a bloquée mais il s’est malheureusement fait ressentir.

Toutefois, j’ai apprécié les nombreux messages d’espoir de Sam et je me suis sentie touchée par certains moments, je ne peux pas le nier. Son intelligence et sa lucidité m’ont parfois laissée mitigée, il est vrai, mais dans certains autres moments, je les ai appréciées. Le format m’a lui aussi plu et j’ai aimé cette sorte de journal intime d’enfant qui mélange tout à la fois.

Merci madame l’écrivaine. Même si je ne me suis pas sentie aussi touchée que ce que j’aurai pu penser, vous avez tout de même réussi à me transmettre quelques émotions.

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