Lettres de l’intérieur – John Marsden

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La lettre – Renan Luce

Monsieur l’écrivain,

J’ai eu beaucoup de chance de tomber sur votre livre par le plus grand des hasards, car je pense qu’il aurait très bien pu passer inaperçu à mes yeux. Et face à mon ressenti devant votre roman, cela aurait été bien dommage. Vous avez fait l’effet d’une petite bombe dans mon cœur. J’ai dévoré l’échange épistolaire entre Mandy et Tracey. A un moment, je me suis dit que cela serait amusant de lire chaque lettre avec le nombre de jours d’attente adéquat. Autant vous dire que je n’y ai pas pensé longtemps : amusant, oui, possible à effectuer pour moi, non. Je me suis rapidement attachée aux deux jeunes filles et à l’ambiance que j’ai vu qualifiée d’un peu « datée » par certains. Eh bien, je l’avoue, j’aime les ambiances un peu « datée ». Je me suis sentie submergée de nostalgie, comme si je retrouvais un échange auquel j’avais moi-même prit part.

Tout au long de la première partie, j’ai attendu avec impatience la révélation. Elle n’est certes pas très inattendue ou surprenante mais il règne une telle tension au fil des pages que je ne pouvais m’empêcher d’enchainer les lettres à la suite pour enfin savoir. Et lorsqu’arrive la seconde partie, l’intrigue ne retombe pas. Jusqu’à la fin, vous prenez le parti de ne pas ménager le lecteur. Je doute fort que vous ayez fait cela pour que l’on vous déteste en refermant votre livre (si c’est vraiment le cas, laissez-moi vous dire que c’est réussi). Avec l’absence de votre voix ou celle de tout narrateur, j’ai eu davantage l’impression que vous vous positionniez en simple intermédiaire entre les deux jeunes filles et le lecteur. Vous êtes totalement absent et vous ne nous donnez aucune clefs supplémentaires que celles qu’auraient pu réellement avoir Mandy et Tracey. Alors oui, je vous ai détesté pour ça, pour mon incompréhension à la fin du livre mais c’est ça qui fait la force de cet échange et qui rend Mandy et Tracey si vraies. Vous ne les faites pas vivre. Elles vivent, tout simplement.

Merci monsieur l’écrivain, votre livre va me hanter encore longtemps.

un-coquillage-dans-le-sable

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