Le journal d’Anne Frank – Anne Frank

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Göttingen – Barbara

Madame l’écrivain,

Au milieu de ma lecture, je me suis aperçue à quel point cela allait être difficile d’écrire ma chronique. Tout d’abord parce que votre journal est un petit bout d’Histoire et que l’Histoire avec un grand H est impossible à juger. Et puis surtout parce que je me suis rendue compte que j’allais devoir m’adresser à vous et qu’à cette perspective, je me suis sentie incroyablement intimidée. J’ai repoussé l’échéance en me demandant si je n’allais pas opter pour un autre format, puis j’ai fini par rassembler mon courage. J’ai ressenti beaucoup d’admiration en lisant votre journal. Pour vous, mais aussi pour les gens avec qui vous avez partagé l’annexe pendant tout ce temps et vos protecteurs. Il y avait une raison d’admirer chacune de ces personnes, pour toutes les difficultés et les choses affreuses que vous avez vécues. Plus j’avançais dans ma lecture, qui fut d’ailleurs très rapide, plus je me rendais compte de la force d’esprit nécessaire pour vivre cloîtré dans la peur.

J’ai été étonnée par votre maturité et votre optimisme. Même dans votre journal, qui est pourtant le lieu de l’intime, vous n’avez jamais eu l’air désespérée. Bien-sûr, vous racontez vos peines, les différents qui ont lieu, vos agacements mais tout cela en gardant l’innocence et la fraicheur de vos treize ans. Alors oui, vous avez pu parfois paraître hautaine mais la clairvoyance qui se dégage des pages suivantes montre à quel point vous étiez consciente de vos erreurs à un âge où elles sont difficile à admettre.

Merci madame l’écrivaine, plus qu’une part d’Histoire, vous êtes un modèle.

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Maïté coiffure – Marie-Aude Murail

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Je ne veux pas de ton amour – Barbara Weldens

Madame l’écrivaine,

Plus je vous lis et plus j’aime votre écriture. Votre plume est merveilleusement agréable. Il y a toujours une pointe d’humour discrète très agréable et une présence du narrateur pudique. Je pense que c’est ce qui permet aux lecteurs de tout âge d’apprécier vos romans : le style est simple et accessible aux plus jeunes mais cache assez de surprise pour montrer aux plus grands qu’ils ne sont pas oubliés. L’histoire est amusante et mignonne avec un fond très profond. Vous traitez de l’adolescence en générale mais aussi et surtout de l’autonomie, les choix, l’indépendance, l’émancipation, et ce sont les thèmes vrais et forts de l’adolescence tout en touchant un public beaucoup plus large. Louis est un protagoniste touchant par sa maturité et sa bienveillance mais également par la candeur de sa jeunesse. Votre roman est rempli d’humains avec leur soucis, leurs joies, leurs peines, leurs défauts, leurs vérités… C’est touchant parce qu’ils sont authentiques et que chacun peut se reconnaître dans une partie d’eux. Mais surtout, votre roman ne nie pas la vérité. J’ai beaucoup apprécié la fin parce qu’elle ne provoque pas l’attendu et ce que le romanesque voudrait. Non, elle se révèle simplement être le vrai.

Merci madame l’écrivaine, j’ai aimé le message porté par votre roman. Faire ce que l’on aime, c’est important.

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En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut

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Mr Bojangles – Nina Simone

Monsieur l’écrivain,

J’hésitais un peu à lire votre roman près l’avoir vu placardé un peu partout, librairie, gare, métro, tout y passait. Et finalement, je me suis dit pourquoi pas ? Pourquoi pas, après tout, vous laisser la même chance qu’aux autres, sans a priori ? Finalement, j’ai bien dû me rendre compte que votre roman était beau, tendre et poignant. Une jolie histoire d’amour un peu compliquée et trop adulte mêlée à la candeur et l’innocence de l’enfance. Ce qui est surprenant dans votre roman, c’est qu’il n’existe pas un personnage pour chaque aspect de votre histoire : ils les représentent tous à la fois, à des degrés différents.

L’écriture et le système narratif est original et votre style a un véritable air de Boris Vian, mais en plus mesuré. L’univers est très incarné mais tout de même facilement accessible. J’ai été étonnée du charisme de vos personnages alors qu’ils manquent cruellement d’identité. Votre écriture demande la confiance du lecteur et on ne peine pas à vous l’accorder.

Merci monsieur l’écrivain, vous m’avez amenée là où je ne m’y attendais pas.

P.S. Merci également pour vos références, parce qu’à en juger par les commentaires sous la voix de Nina Simone, nombreux sont ceux qui sont là grâce à vous.

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Winter – Marissa Meyer

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Wintertime love – The Doors

Madame l’écrivaine,

Cela faisait quelques semaines que j’avais l’envie inexplicable de lire Les chroniques lunaires et dans mon optique de terminer différentes sagas, je me suis empressée de lire Winter. La taille de ce dernier volume m’avait freiné lors des examens et j’avais repoussé sa lecture à plus tard. Pourtant, malgré le nombre de pages conséquent, la lecture se fait très aisément et reste relativement rapide. Je m’y suis plongée sans aucune difficulté tant l’action est présente et la sensation de fin imminente se fait sentir. Tout s’enchaine de façon très réussie, et cela sans temps morts. Dans ce flot d’actions, j’ai aimé que la fin prenne le temps afin de laisser de la place à tous les personnages. Cela permet de bien clore la tétralogie sans laisser de questions majeures en suspens.

La présence de chacun des personnages est homogène et la diversité de ceux-ci permet au lecteur de s’identifier. J’ai trouvé Winter mignonne et attachante mais elle a fini par parfois m’agacer et j’étais embêtée de ressentir ce sentiment. Heureusement, le récit entrecoupé entre les différents personnages m’a permis de davantage l’apprécier grâce à la présence des autres personnages autour d’elle et notamment du dévouement de Jacin.

Merci madame l’écrivaine, ce moment sur la Lune était rempli d’action et d’émotion.

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Être et avoir – Nicolas Philibert

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La chanson de Prévert – Serge Gainsbourg

Monsieur le réalisateur,

Peut-être est-ce parce que vous avez filmé le métier que je rêve d’exercer, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver beaucoup d’affection pour votre documentaire. Cette petite école de campagne à la classe unique où les grands côtoient naturellement les petits m’a beaucoup touchée. J’ai été admirative de la patience et de la bienveillance de M. Lopez qui incarne l’éducation des films et des romans. La lenteur et l’absence de voix off rendent l’authenticité de ces moments de vie partagés. Il y a une nostalgie qui se dégage d’Etre et avoir, sans que cela ne soit forcé. A la fin, les larmes ont coulées seules, parce que c’était fini et que j’aurai encore pu vivre des années aux côtés de ces enfants.

Merci monsieur le réalisateur, si certains m’ont donné envie d’être institutrice, votre film et M. Lopez m’ont donné envie de persévérer.

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Le remède mortel – James Dashner

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Ma liberté de penser – Florent Pagny

Monsieur l’écrivain,

J’ai dévoré de dernier opus de votre trilogie. Le rythme est encore plus soutenu que dans les deux premiers tomes. Bien sûr, vos chapitres courts y sont pour quelque chose puisqu’ils s’enchainent avec rapidité et procure une certaine fluidité à la lecture. Mais c’est aussi et surtout grâce au dénouement qui se rapproche et donne envie de ne plus poser le livre. On commence enfin à en savoir plus et les pièces du puzzle se mettent progressivement en place. Malgré tout, la vérité se fait attendre et le livre se clôt tout de même sur quelques questions sans réponses. J’ai trouvé qu’il manquait quelques informations pour permettre au lecteur de refermer la saga pleinement satisfait. J’ai ressenti une pointe de frustration tout en ayant la satisfaction d’être arrivée au bout.

Ce tome est riche en émotions même si elles sont peut-être un peu trop préparée à mon goût. En effet, je n’ai pas ressenti toute la puissance de certains évènements qui auraient pu être très marquants. En revanche, je me suis davantage attachée à Thomas avec qui j’avais quelques difficultés auparavant. M’enfoncer au plus profond du WICKED a finalement été bénéfique.

Merci monsieur l’écrivain, votre saga est performante du début à la fin.

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Le club Vesuvius – Mark Gatiss

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Caruso – Pavarotti

Monsieur l’écrivain,

Votre livre témoigne d’un imaginaire vaste et étendu. Une histoire rocambolesque qui ne cesse de prendre des tournures inattendues, ponctuée d’un humour so british, le tout mené par un personnage principal au caractère bien trempé. Ainsi, votre roman m’apparaissait comme sorti d’un cabinet de curiosité, étrange et loufoque à souhait. Malgré tout, le charme n’a pas opéré tel que je l’attendais. J’ai eu un véritable problème avec votre personnage principal. L’arrogance omniprésente de Lucifer a fini par m’agacer. Ce n’est pas tant sa posture de petit géni incroyable qui m’a dérangée mais davantage son comportement envers autrui qui relevait d’un certain mépris. Il n’y a rien qui échappe à ce personnage, il est clair qu’il est brillant et qu’il sait se mêler à la société. Il émane de lui une certaine perfection dont il a conscience et cela a été éprouvant à supporter.

En revanche, l’histoire m’a amusée, même si je suis restée dans une position assez extérieure et que je me suis postée en tant que spectatrice. L’univers est rocambolesque, les péripéties sont rythmées et les révélations inattendues, mais il m’a manqué une petite étincelle pour être convaincue.

Merci monsieur l’écrivain, même si on ne peut pas dire que Lucifer soit de bonne compagnie, j’ai malgré tout passé un bon moment.

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TAG – Vive les vacances avec PKJ

Victor est étendu dans le sable et ne pense à rien. Il sent le vent marin dans ses cheveux et l’odeur iodée de la mer. Il entend les cris et les rires d’enfants auxquels se mêle sûrement celui de Simon. Son frère peut passer des heures faire des aller-retours entre la fraicheur de l’eau et la chaleur suffocante sous le parasol. Inépuisable. Encore ruisselant, il se jette à plat ventre dans le sable et repart en courant se faire envelopper des vagues. Victor esquisse un sourire. Les vacances, enfin…


Citer un livre dont l’histoire se déroule loin de chez vous : Lettre à mon ravisseur de Lucy Christopher. Pour m’avoir fait découvrir le bush australien.

Citer un livre où l’intrigue se passe dans un endroit où vous êtes déjà partis en vacances : Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal. Aux quelques jours passés à Marseille, sans rencontrer de « petits cons de la corniche ».

Citer un livre que vous avez lu en vacances : Plus loin, plus près d’Hannah Harrington. Dévoré sous la chaleur estivale de l’Espagne.

Citer un livre où les personnages sont en vacances pendant tout le livre : Les belles vies de Benoît Minville. Des vacances uniques passées aux côtés de personnages singuliers.

Citer un livre dont la couverture évoque les vacances : Villa Amalia de Pascal Quignard. Merci à la petite surprise qu’il a provoqué en moi.

Citer un livre où les vacances des héros ne se déroulent pas comme prévues : Nous les menteurs de E. Lockart. Et pour toutes les larmes que j’ai versées.

Citer un livre que vous aimeriez lire en vacances : L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. Parce qu’il a l’air de sentir la chaleur et la nostalgie.

Citer un univers livresque où vous aimeriez partir en vacances : Into the wild de Jon Krakauer. Pour moi aussi connaître les vastes étendues et rencontrer des gens merveilleux.

Citer un livre dans lequel le héros prend l’avion ou le train : Le garçon qui volait des avions d’Élise Fontenaille. Bien joué Colt.

Citer un livre avec un roadtrip : La fille mirage d’Élise Broach. Malgré ses défauts, j’ai adoré les moments passés sur la route vers Albuquerque.

Bonnes vacances Victor.