Tout amour est extraterrestre – Susie Morgenstern & Alain Grousset

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3ème sexe – Indochine

Madame et monsieur les écrivains,

J’ai débuté ma lecture avec beaucoup d’espérances, m’attendant à un récit original, drôle, avec une pointe de poésie. Finalement, plus j’avançais dans ma lecture et plus la déception me gagnait. J’ai trouvé le récit trop plein de fantastique inexpliqué et sorti de nulle part, mais pour ce point, quelques pages auraient pu y remédier. En revanche, je me suis sentie submergée par les clichés et le manichéisme. J’imagine qu’il y a pu y avoir une volonté de dénonciation derrière mais pour moi, c’était trop maladroit pour me convaincre.

J’ai trouvé cela dommage parce que la thématique sur la puberté aurait pu être traitée de façon intéressante avec un passage d’un corps d’enfant à un corps d’adulte imagé et original. Cependant, je l’ai trouvée noyée sous les points que j’ai jugés négatifs et trop présents selon moi pour en faire abstraction.

Merci madame et monsieur les écrivains, je suis navrée de ne pas avoir pu passer au-dessus pour ne relever que l’originalité de votre roman.

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Maïté coiffure – Marie-Aude Murail

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Je ne veux pas de ton amour – Barbara Weldens

Madame l’écrivaine,

Plus je vous lis et plus j’aime votre écriture. Votre plume est merveilleusement agréable. Il y a toujours une pointe d’humour discrète très agréable et une présence du narrateur pudique. Je pense que c’est ce qui permet aux lecteurs de tout âge d’apprécier vos romans : le style est simple et accessible aux plus jeunes mais cache assez de surprise pour montrer aux plus grands qu’ils ne sont pas oubliés. L’histoire est amusante et mignonne avec un fond très profond. Vous traitez de l’adolescence en générale mais aussi et surtout de l’autonomie, les choix, l’indépendance, l’émancipation, et ce sont les thèmes vrais et forts de l’adolescence tout en touchant un public beaucoup plus large. Louis est un protagoniste touchant par sa maturité et sa bienveillance mais également par la candeur de sa jeunesse. Votre roman est rempli d’humains avec leur soucis, leurs joies, leurs peines, leurs défauts, leurs vérités… C’est touchant parce qu’ils sont authentiques et que chacun peut se reconnaître dans une partie d’eux. Mais surtout, votre roman ne nie pas la vérité. J’ai beaucoup apprécié la fin parce qu’elle ne provoque pas l’attendu et ce que le romanesque voudrait. Non, elle se révèle simplement être le vrai.

Merci madame l’écrivaine, j’ai aimé le message porté par votre roman. Faire ce que l’on aime, c’est important.

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Flora Banks – Emily Barr

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Héroes de la Antártida – Mecano

Madame l’écrivaine,

La lecture de votre roman a été pour moi partagée et pourtant, j’en garde un bon souvenir. L’explication réside dans le fait que votre histoire se construit en crescendo, petit à petit jusqu’à une explosion finale. Et une fois qu’on a vu le feu d’artifice, on ne peut qu’apprécier la montée en tension précédente. Dans un premier temps, j’ai eu de la peine à me plonger dans votre récit. Le point de vue interne de Flora a été assez pesant pour moi. Son histoire sans cesse répétée a failli m’avoir à l’usure finalement. Malgré tout, je me suis accrochée parce que je sentais que Flora le méritait. Sa douceur, sa fragilité et sa combativité ont fait que je me suis rapidement attachée à elle. Et même si j’étais freinée par le fait de subir moi aussi son handicap, cela m’a permis de mieux comprendre ses émotions parce que moi aussi je ressentais l’agacement et le désarroi.

Le récit est superbement construit. Des détails deviennent des clefs pour comprendre le dénouement et des questions se posent sans cesse. J’ai été un peu attristée par la fin qui, je trouve, se clôt un peu trop rapidement même si le propos est mené jusqu’au bout. J’avoue que j’aurai aimé suivre Flora un peu plus loin dans sa vie.

Merci madame l’écrivaine, après un début lent, vous avez fait exploser votre histoire pour la rendre addictive.

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Lettres de l’intérieur – John Marsden

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La lettre – Renan Luce

Monsieur l’écrivain,

J’ai eu beaucoup de chance de tomber sur votre livre par le plus grand des hasards, car je pense qu’il aurait très bien pu passer inaperçu à mes yeux. Et face à mon ressenti devant votre roman, cela aurait été bien dommage. Vous avez fait l’effet d’une petite bombe dans mon cœur. J’ai dévoré l’échange épistolaire entre Mandy et Tracey. A un moment, je me suis dit que cela serait amusant de lire chaque lettre avec le nombre de jours d’attente adéquat. Autant vous dire que je n’y ai pas pensé longtemps : amusant, oui, possible à effectuer pour moi, non. Je me suis rapidement attachée aux deux jeunes filles et à l’ambiance que j’ai vu qualifiée d’un peu « datée » par certains. Eh bien, je l’avoue, j’aime les ambiances un peu « datée ». Je me suis sentie submergée de nostalgie, comme si je retrouvais un échange auquel j’avais moi-même prit part.

Tout au long de la première partie, j’ai attendu avec impatience la révélation. Elle n’est certes pas très inattendue ou surprenante mais il règne une telle tension au fil des pages que je ne pouvais m’empêcher d’enchainer les lettres à la suite pour enfin savoir. Et lorsqu’arrive la seconde partie, l’intrigue ne retombe pas. Jusqu’à la fin, vous prenez le parti de ne pas ménager le lecteur. Je doute fort que vous ayez fait cela pour que l’on vous déteste en refermant votre livre (si c’est vraiment le cas, laissez-moi vous dire que c’est réussi). Avec l’absence de votre voix ou celle de tout narrateur, j’ai eu davantage l’impression que vous vous positionniez en simple intermédiaire entre les deux jeunes filles et le lecteur. Vous êtes totalement absent et vous ne nous donnez aucune clefs supplémentaires que celles qu’auraient pu réellement avoir Mandy et Tracey. Alors oui, je vous ai détesté pour ça, pour mon incompréhension à la fin du livre mais c’est ça qui fait la force de cet échange et qui rend Mandy et Tracey si vraies. Vous ne les faites pas vivre. Elles vivent, tout simplement.

Merci monsieur l’écrivain, votre livre va me hanter encore longtemps.

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Les belles vies – Benoît Minville

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Derniers baisers – C.Jérôme

Monsieur écrivain,

Votre roman est d’une douceur folle. Malgré le passé difficile de chacun de ces enfants de la DDAS, vous illuminez vos pages d’un petit soleil. J’ai vraiment apprécier passer du temps en compagnie de ces personnages. Chacun renferme en lui une histoire profonde mais vous ne vous sentez pas obligé de nous l’exposer en détail. On sait simplement ce qu’il suffit de savoir pour les comprendre et c’est parfait. Comme dans la vraie vie en fait : vos personnages sont vivants mais n’ont pas besoin de le prouver pour l’être. Il y a une telle diversité dans ces enfants qu’il peut sembler surprenant de s’attacher à tous. Pourtant, ils m’ont tous bouleversée. J’étais avec eux, dans cette grande maison, durant tout l’été. Je n’ai pas eu du mal à m’imaginer les lieux, les personnages, les évènements. Ils étaient là, tout simplement.

Vous abordez des sujets variés et parfois difficile, comme les enfants maltraités, mais vos personnages ne suscite pas la pitié. Seulement la compassion. Tonton et Tata sont deux personnages incroyables. Ils se complètent parfaitement dans leur bonté et leur amour. Toujours présent, jamais à l’excès, ils ont une place centrale dans votre roman. Les liens entre les enfants gravitent autour d’eux sans qu’ils en soient directement responsables. Toute cette douceur existe grâce à eux mais elle est portée par tous les autres. Et cette ambiance un peu intime suffit à porter votre histoire. Il n’y a pas de quête principale, seulement des évènements quotidiens qui s’enchainent mais c’est ce qui fait votre force.

Merci monsieur l’écrivain, j’ai passé un incroyable été en plein hiver.

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La fille mirage – Élise Broach

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Hurt – Johnny Cash

Madame l’écrivaine,

C’est avec beaucoup d’envie que je me suis plongée dans votre roman. Il me paraissait prometteur avec une thématique que j’adore, le road-trip, qui plus est accompagné d’une quête. Malgré tout, j’ai ressenti une pointe de déception lors de ma lecture. Les éléments que j’attendais sont là mais tout m’a semblé un peu trop simple, autant dans le déroulé des actions que dans la construction des personnages. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée parce qu’il n’y a pas de moment de flottements, les personnages sont toujours dans l’action et l’enquête donne un bon rythme au livre. La lecture se fait rapidement et aisément et c’est vraiment un bon point. Une autre chose que j’ai aimé, c’est la façon dont vous faites évoluer les relations sentimentales. Malgré le fait que la romance prenne finalement une place assez importante, j’ai apprécié que vos personnages vivent l’amour compliqué. Dans la vraie vie, les gens ne tombent pas amoureux simplement. Et cela se voit dans votre roman. L’amour est dur, avec qui que se soit et à tous les âges.

Toutefois, malgré ces points positifs, je n’ai pas pu faire abstraction de mon incompréhension face aux personnages. J’ai trouvé Jamie absent, que Kit avait des réactions étranges et que Luce était inconsciente. Je veux bien accepter le fait qu’elle n’a que 14 ans mais je l’ai parfois trouvé trop naïve, trop insouciante alors qu’elle fait preuve de maturité face à certains évènements. J’ai trouvé que les personnages étaient trop masqué par l’enquête et à mon goût, celle-ci ne sert pas assez à les révéler.

Merci madame l’écrivaine, je n’ai pas réussi à faire abstractions de ces points que j’aurais aimé voir plus développés, j’ai passé une agréable lecture.

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Peau neuve – Élise Griffon

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Maux d’enfants – Patrick Bruel ft. La Fouine

Madame la bédéiste,

Votre bande-dessinée n’est pas seulement un livre sur le naturisme et le harcèlement. Non, c’est une porte vers l’adolescence. Vous peignez ce stade de la vie avec une vérité majestueuse. C’est ce qui m’a le plus plu, votre manière de faire de l’anecdote une vérité. Le harcèlement est présent, c’est un des principaux sujet, mais il n’est pas envahissant. Il laisse de la place à la douceur, à la fragilité, à l’émotion. Et ceci est permis par les flash-backs. Je ne vais pas vous le cacher, ils ont été mes moments préférés. Suivre Laura dans son quotidien de vacances sur le bord de l’océan était reposant. C’est doux et fragile. C’est beau. Comment apprécier les abords froids et mornes du collège après ça. Le travail des couleurs collabore d’ailleurs à cet effet. Les couleurs des vacances sont chaudes et enveloppantes tandis que les couleurs de la ville sont d’un terne que seul le manteau rose de Laura parvient à trancher. Comme un signe annonciateur de sa différence. Dans une société qui condamne la différence, vous montrez  grâce au naturisme l’importance de s’accepter, le caractère primat de cette acceptation que l’enfant fait naturellement. Le message est fort mais la fin m’a laissée dubitative. Je l’ai trouvé peut-être un peu brusque et même si la dernière image est forte et illustre bien la délivrance et l’acceptation de soi, j’ai eu l’impression que ce bon en avant desservait un peu votre propos. Malgré tout, j’ai refermé le livre avec beaucoup d’affection pour Laura qui se trouve dans la spirale changeante de l’adolescence mais qui au fond reste elle-même.

Merci madame la bédéiste, votre livre a une douceur incontestée qui témoigne de la dureté de l’adolescence.

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Roméo sans Juliette – Jean-Paul Nozière

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Il m’plait pas – La demoiselle inconnue

Monsieur l’écrivain,

Je ne m’attendais pas à ça. Votre livre est une bombe à retardement. Vous avez un pouvoir incroyable pour mettre les mots à votre service et leur demander de nous tenir en haleine. Votre livre se lit très rapidement. C’est vrai que c’est assez court et qu’il y a beaucoup de dialogues qui rendent le récit vivant mais ce n’est pas ça qui m’a vraiment poussé à ne pas me détacher de votre histoire. Non, c’est cette tension palpable, ce risque de basculer à tout moment : c’est la déchéance qui se promet sans qu’on arrive à la toucher. Dès le début, on sait que c’est grave, que c’est moche et que c’est triste, que ça va arriver, mais quand ? Vous étirez le temps d’une manière à rendre votre récit à la fois grave et poétique. J’ai aimé entrer peu à peu dans les vies de Roméo et Juliette grâce aux flash-backs. En vérité, la quasi-totalité du récit est une ellipse, ce qui permet de pouvoir facilement suivre la narration qui déjà partagée entre les points de vue respectifs de Juliette et Roméo. J’ai trouvé que c’était savamment étudié, à la fois pour ne pas perdre le lecteur et à la fois pour avoir une construction étonnante basée sur des conséquences dont on ne connaît pas les actes.

Les personnages ne me sont pas apparus comme très attachants mais je les ai trouvé touchants. Finalement, je me suis assez peu investie dans le récit. Je ne sais pas si c’est à cause de la référence évidente à Shakespeare, mais je me suis retrouvée comme spectatrice de leur histoire. La tragédie est respectée mais vous lui offrez une modernité incroyable. Je ne peux que souligner le titre, qui est certes simple mais que je trouve tellement bien choisi. Les thèmes sont variés, et je ne pensais pas que ce livre aborderait l’homosexualité ou le racisme. C’est une histoire très riche, avec une pudeur dans l’écriture qui m’a beaucoup touchée.

Merci monsieur l’écrivain. Autant vous l’avouer, j’ai été triste qu’il y est eu un épilogue, cependant je vous remercie pour l’espoir que vous apportez. C’est important.

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Plus loin, plus près – Hannah Harrington

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Tu ne m’as pas laissé le temps – David Hallyday

Madame l’écrivaine,

Votre livre tourne autour d’un road trip et moi les road trips, et bien j’adore ça. Je n’ai donc pas besoin de préciser que ma lecture s’annonçait bonne. Mais vous avez tout surpassé en y intégrant un fond profond, des personnages incroyables et surtout des références à de la bonne musique. Alors là, je dois dire que vous avez fait carton plein. J’ai vraiment apprécié ma lecture. L’élément déclencheur de l’aventure, à savoir le suicide, est très bien traité. Ce n’est pas larmoyant mais ce n’est pas non plus oublié. Pourtant, entre une meilleure amie débridée, un garçon mystérieux, un voyage au bout du pays et de l’amour dans l’air, le risque de se perdre était grand. Ça n’était pas sans défaut, mais ce que j’aurais pu le plus reprocher ne m’a pas dérangé. J’ai vaguement trouvé que Laney servait de « potiche » mais étant donné que je ne me suis pas attachée à elle, ça ne m’a pas vraiment parut dommage. Même lorsqu’on lui accorde un peu d’importance en lui créant des problèmes, j’ai vite oublié de quoi il s’agissait et je me suis retrouvée à me demander ce qu’il s’était passé. Un peu embêtant mais pas vraiment affreux.

A l’inverse, je me suis énormément attachée à Harper et Jake. Ils ont tous les deux un côté très intrigant. Harper est réservée, peut-être un poil lunatique et sensible malgré ce qu’elle peut penser. Une sensibilité cachée dans une armure de béton. Elle n’est pas désagréable et ne s’apitoie pas sur son sort. Le suicide de sa sœur est présent, on y fait référence, Harper y pense tout le temps mais elle ne se roule pas en boule en attendant que ça passe. Elle se bat, elle s’implique et est présente. Elle a tendance à trouver beaucoup de défauts à Jake mais ce sont eux qui font son charme. Il a un charme incroyable et le mystère qui plane autour de lui donne envie de le connaître. C’est lui qui porte le road trip, il tient le volant et choisit la musique, et je me serais volontiers glissée sur la banquette arrière pour faire le voyage avec eux.

Merci madame l’écrivaine, j’ai passé un agréable moment à traverser les Etats-Unis et à observer l’évolution de Harper dans son deuil.

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Lucides – Adrienne Stoltz & Ron Bass

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Dream on – Depeche Mode

Madame et monsieur les écrivains,

Après ma lecture, j’ai été totalement perdue. Vous avez réussi à ficeler un monde fantastique que j’ai eu du mal à résoudre. J’ai été abasourdie par la fin et j’ai du faire quelques recherches pour vérifier que j’avais bien compris. Elle me semble toujours aussi surprenante bien que maintenant que je l’ai assimilée, elle m’apparaît plus simple. Je pense sincèrement que votre livre est incroyablement surprenant. L’idée de base est déjà très originale. Deux filles qui ne se connaissent pas physiquement mais qui savent l’une de l’autre tout ce qu’il y a savoir. Qui vit le jour et qui vit la nuit ? Impossible de la savoir. J’avais envie de savoir et de comprendre avant le dénouement final. Mais vous avez fait un tel travail que je changeais d’avis presque à tous les chapitres. Les deux étaient tellement réelles. Maintenant que je connais la vérité, je ne peux m’empêcher de penser à certains détails que j’avais relevé mais qui, pour moi, ne signifiaient rien. Et très franchement, je ne regrette pas de ne pas avoir trouvé parce que je me suis entièrement laissée transportée par cette histoire fantastique.

Les points de vue alternés entre Maggie et Sloane apportent un dynamisme à la lecture. Au tout début, j’essayais de savoir laquelle des deux je préférais mais j’ai vite abandonné. Elles sont si différentes mais si liées qu’il m’a été impossible de les départager. J’ai aimé Maggie et son extravagance, sa confiance en elle, son parcours atypique autant que j’ai apprécié Sloane et sa discrétion, sa sensibilité, sa banalité. Elles se complétaient parfaitement. Au début, je ne me souviens plus de la phrase exacte mais Sloane dit qu’elle est folle et que c’est Maggie qui voit un psy. J’ai trouvé que cette phrase résumait bien leur unité. Elles étaient uniques et unies. J’ai aussi apprécié les personnages de James et d’Andrew, que j’ai aussi trouvé assez semblables. Andrew est très gentil et rassurant et bien que je pensais d’apprécier que moyennement James, j’ai été surprise de retrouver ces qualités chez lui. Finalement, votre roman met en évidence la question du double et de sa différence.

Merci madame et monsieur l’écrivain. J’ai été vraiment très surprise de votre roman.

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