Gatsby le magnifique – Francis Scott Fitzgerald

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What a wonderful world – Louis Armstrong

Monsieur l’écrivain,

Ce n’est qu’après avoir vu l’adaptation cinématographique (celle de 2013), dans le cadre de mon cours de littérature et cinéma que je me suis dit qu’il fallait que je lise votre roman. Votre histoire est passionnante bien que l’action n’arrive que très tardivement. Le cadre des années folles surplombé par une histoire d’amour pas comme les autres m’a séduite. Vous avez un style simple, agréable à lire, et le point de vue de Nick est intéressant. L’intérêt de ce personnage réside dans sa position de spectateur des faits et son attachement à Gatsby permet une compassion du lecteur. Il fait merveilleusement bien le lien entre les personnages et le lecteur.

Bien que la romance soit un point essentiel de votre roman, Gatsby n’en reste pas moins le fil rouge. Toute l’intrigue tourne autour de ce personnage mystérieux et charismatique. J’ai été touchée par sa passion et parfois agacée de son caractère mystérieux et cachotier. Malgré tout, le personnage auquel je me suis le plus attachée reste Nick grâce à son dévouement et au détachement qu’il a sur son époque.

Merci monsieur l’écrivain, pour votre façon si authentique de raconter l’amour, avec ses passions et ses désillusions.

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La dernière valse de Mathilda – Tamara McKinley

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Mon enfance – Barbara

Madame l’écrivaine,

Votre livre est incroyable. J’ai passé un tel moment en compagnie de votre plume que je ne sais comment vous expliquer les émotions que vous m’avez fait ressentir. Je sentais la chaleur du bush australien et ressentais les émotions de Jenny et Mathilda. Dès le tout début, je me suis prise d’affection pour Mathilda et à la fin du prologue, j’étais même triste de la voir laisser place à Jenny. Pourtant, peu à peu, je me suis surprise à adorer l’une autant que l’autre. Leurs deux présents sont merveilleusement liés par la proximité spatiale et surtout la lecture des journaux de Mathilda. Les moments de transition sont bien choisis, laissant un petit goût de frustration assez présent pour ne pas avoir envie de lâcher le livre mais discret pour apprécier le moment suivant.

Je n’ai jamais ressenti de longueurs malgré le fait que l’action ne soit pas omniprésente. J’ai aimé les tranches de vie dans l’outback et les moments de contemplation. Les personnages sont très incarnés et on prend le temps de les découvrir, de s’attacher à eux. Le mélange de quête, d’amour et de grands espaces a totalement fonctionné pour moi. Tout s’assemble avec une harmonie déconcertante, j’ai été comblée. Du début à la fin, vous avez brillamment tissé un fil qui m’a enveloppée sous la chaleur écrasante du soleil australien.

Merci madame l’écrivaine, vous m’avez fait rire et pleurer.

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Brokeback mountain – Annie Proulx

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J’te l’dis quand même – Patrick Bruel

Madame l’écrivaine,

Votre écriture est originale, à la fois crue et poétique, toujours dans la simplicité. Malgré tout, cela n’a pas suffi à me convaincre. Je trouve que votre style est surprenant à lire, déconcertant parfois, mais qu’il sert bien l’histoire. En revanche, j’ai été déçue par le fond. Beaucoup trop court selon moi pour que l’on s’attache vraiment aux personnages et une histoire d’amour que j’ai trouvée survolée mise à part quelques scènes où l’on se rend compte des sentiments qu’éprouvent les personnages. Je peux expliquer ce dernier point par le contexte dans lequel ces deux hommes vivent leur amour naissant et à la limite, je peux comprendre ce choix de rester dans une certaine ambiguïté. Par contre, j’ai vraiment déploré le manque d’attachement aux personnages qui ne m’a pas permis de m’impliquer et d’être touchée aux moments où j’aurais dû l’être.

Merci madame l’écrivaine, pour moi, votre histoire et votre style auraient mérité quelques pages de plus.

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Le copain de la fille du tueur – Vincent Villeminot

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Caroline – MC Solaar

Monsieur l’écrivain,

Le copain de la fille du tueur est le premier roman que je lis de vous et apparemment, au vu de ce qu’il se dit sur vous, j’arrive un peu après la guerre. Et effectivement, je dois admettre que vous avez une écriture particulière qui fait qu’on doit absolument vous découvrir. J’ai été surprise de la facilité avec laquelle vous passez du choc à la poésie. Certains passages sont crus tandis que d’autres sont empreints d’une véritable douceur. C’est la chose que j’ai le plus aimé dans votre roman. Vous m’avez donné envie de vous lire parce que vous écrivez bien, et sans prétention.

J’ai apprécié vos personnages aussi. Ils sont surprenant et originaux, Touk est étrangement bizarre, Charles est d’une douceur assumée et Selma est le mystère incarné. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas de modèle attendu dans votre roman, à part la figure du mafieux peut-être, et c’est plaisant car on est toujours surpris par les évènements. Vous créez des situations auxquelles on ne s’attend pas. Votre roman manque peut-être un peu de réalisme mais c’est un parti pris qui ne m’a absolument pas dérangée. J’ai aimé l’ambiance mystérieuse qui faisait qu’on cherchait toujours à savoir et les retournements inattendus.

Merci monsieur l’écrivain, j’ai adoré votre plume.

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La fille mirage – Élise Broach

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Hurt – Johnny Cash

Madame l’écrivaine,

C’est avec beaucoup d’envie que je me suis plongée dans votre roman. Il me paraissait prometteur avec une thématique que j’adore, le road-trip, qui plus est accompagné d’une quête. Malgré tout, j’ai ressenti une pointe de déception lors de ma lecture. Les éléments que j’attendais sont là mais tout m’a semblé un peu trop simple, autant dans le déroulé des actions que dans la construction des personnages. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée parce qu’il n’y a pas de moment de flottements, les personnages sont toujours dans l’action et l’enquête donne un bon rythme au livre. La lecture se fait rapidement et aisément et c’est vraiment un bon point. Une autre chose que j’ai aimé, c’est la façon dont vous faites évoluer les relations sentimentales. Malgré le fait que la romance prenne finalement une place assez importante, j’ai apprécié que vos personnages vivent l’amour compliqué. Dans la vraie vie, les gens ne tombent pas amoureux simplement. Et cela se voit dans votre roman. L’amour est dur, avec qui que se soit et à tous les âges.

Toutefois, malgré ces points positifs, je n’ai pas pu faire abstraction de mon incompréhension face aux personnages. J’ai trouvé Jamie absent, que Kit avait des réactions étranges et que Luce était inconsciente. Je veux bien accepter le fait qu’elle n’a que 14 ans mais je l’ai parfois trouvé trop naïve, trop insouciante alors qu’elle fait preuve de maturité face à certains évènements. J’ai trouvé que les personnages étaient trop masqué par l’enquête et à mon goût, celle-ci ne sert pas assez à les révéler.

Merci madame l’écrivaine, je n’ai pas réussi à faire abstractions de ces points que j’aurais aimé voir plus développés, j’ai passé une agréable lecture.

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L’élégance du hérisson – Muriel Barbery

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Great American Novel – Max Jury 

Madame l’écrivaine,

Votre livre est une petite pépite. J’avais l’impression de manger un chocolat tout au long de ma lecture. Au vu du résumé, je ne pensais pas dire ça mais c’est un livre tellement drôle et réconfortant. Je ne sais pas comment d’écrire votre livre tellement il déborde d’originalité et de fraicheur. C’est un livre qui fait sourire, mais pas que. C’est un récit très intelligent avec des personnages très cultivés. Pourtant ça n’est pas élitiste ou prétentieux. Je sais qu’il y a des gens qui l’ont perçu comme cela mais pour moi il y a beaucoup d’autodérision malgré le fait que oui, c’est un livre intellectuel avec beaucoup de références. Vous avez su mêler humour et réflexion. Il est vrai que c’est assez stéréotypé mais vous riez et jouez de ces idées reçues.

J’ai beaucoup aimé les personnages même si j’avoue avoir eu une petite préférence pour Paloma et ses pensées. Je la trouve très touchante parce qu’elle une façon de voir le monde à la fois lucide et enfantine, elle a une maturité incroyable, une réflexion très poussée. Elle dégage une certaine assurance sans paraître vaniteuse. Elle est simplement elle. Renée est celle qui m’a le plus appris. Elle a une culture débordante. J’aurais aimé qu’il y est peut-être un peu plus de contacts entre les deux protagonistes principaux mais en même temps j’ai trouvé que c’était très bien comme ça. Il y a une proximité de leur esprit sans qu’elles ne s’en rendent compte. J’ai ressenti comme un parfum de nostalgie et d’ancien, alors que votre livre n’est pas spécialement vieux, et je pense que c’est Renée qui m’a véhiculé cette idée que j’ai trouvé très agréable.

Merci madame l’écrivaine, votre livre est magnifiquement beau, poétique et touchant.

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L’amour dure trois ans – Frédéric Beigbeder

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Que tu le veuilles ou non – Arthur Dupont

Monsieur l’écrivain,

Il s’agit du premier roman de votre plume que j’ai lu, et je dois vous avouer que j’avais un peu peur de me lancer. Vous faites beaucoup parler de vous et j’ai cru comprendre que soit on vous aimait, soit on ne vous aimait pas. A vrai dire, après ma lecture, je me suis sentie comme soulagée. Vous avez été comme démystifié. Il est vrai que vous avez un style très particulier : votre écriture est crue mais recherchée, vous jouez avec les mots, c’est ni vulgaire ni soutenu, c’est vous. Je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire ou même aux personnages. Le récit relate une vie désillusionnée par l’amour et le personnage est beaucoup dans l’introspection, se pose pas mal de questions, c’est finalement assez personnel et intime comme roman. En revanche, j’ai aimé votre écriture. J’ai trouvé que l’utilisation de la langue était plus intéressante que le texte en lui même. Je ne sais pas si c’est bien ou non, mais en tout cas, ça ne m’a pas dérangé dans votre roman. Vous avez un humour incroyable. Toutes les pages débordent d’humour. Vous mêlez cynisme, humour noir et ironie à la perfection. Il y a un côté bobo assumé très plaisant parce que c’est très court et que c’est drôle.

Merci monsieur l’écrivain, j’ai été surprise de découvrir votre plume.

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Roméo sans Juliette – Jean-Paul Nozière

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Il m’plait pas – La demoiselle inconnue

Monsieur l’écrivain,

Je ne m’attendais pas à ça. Votre livre est une bombe à retardement. Vous avez un pouvoir incroyable pour mettre les mots à votre service et leur demander de nous tenir en haleine. Votre livre se lit très rapidement. C’est vrai que c’est assez court et qu’il y a beaucoup de dialogues qui rendent le récit vivant mais ce n’est pas ça qui m’a vraiment poussé à ne pas me détacher de votre histoire. Non, c’est cette tension palpable, ce risque de basculer à tout moment : c’est la déchéance qui se promet sans qu’on arrive à la toucher. Dès le début, on sait que c’est grave, que c’est moche et que c’est triste, que ça va arriver, mais quand ? Vous étirez le temps d’une manière à rendre votre récit à la fois grave et poétique. J’ai aimé entrer peu à peu dans les vies de Roméo et Juliette grâce aux flash-backs. En vérité, la quasi-totalité du récit est une ellipse, ce qui permet de pouvoir facilement suivre la narration qui déjà partagée entre les points de vue respectifs de Juliette et Roméo. J’ai trouvé que c’était savamment étudié, à la fois pour ne pas perdre le lecteur et à la fois pour avoir une construction étonnante basée sur des conséquences dont on ne connaît pas les actes.

Les personnages ne me sont pas apparus comme très attachants mais je les ai trouvé touchants. Finalement, je me suis assez peu investie dans le récit. Je ne sais pas si c’est à cause de la référence évidente à Shakespeare, mais je me suis retrouvée comme spectatrice de leur histoire. La tragédie est respectée mais vous lui offrez une modernité incroyable. Je ne peux que souligner le titre, qui est certes simple mais que je trouve tellement bien choisi. Les thèmes sont variés, et je ne pensais pas que ce livre aborderait l’homosexualité ou le racisme. C’est une histoire très riche, avec une pudeur dans l’écriture qui m’a beaucoup touchée.

Merci monsieur l’écrivain. Autant vous l’avouer, j’ai été triste qu’il y est eu un épilogue, cependant je vous remercie pour l’espoir que vous apportez. C’est important.

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Les jours sucrés – Loïc Clément & Anne Montel

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Ton héritage – Benjamin Biolay

Madame la dessinatrice, monsieur l’écrivain,

Comment commencer autrement que par exprimer la douceur de votre bande-dessinée ? C’est tellement mielleux et sucré qu’on a l’impression de plonger dans un pot de confiture. Cela pourrait être perçu comme péjoratif mais dans votre cas, c’est tant en accord avec l’univers que vous avez tissé autour de votre bande-dessinée. Pas d’actions ou de péripéties aventurières mais une quête d’identité, un retour aux sources qui sent la brioche dorée. Les personnages sont incroyablement attachants. La sympathie qu’ils dégagent se retrouve dans les lieux qui ont un aspect rassurant. J’ai beaucoup apprécié Gaël et Marronde. Lui, est très vivant, un peu enfantin avec des allures de galopin, elle, est d’un humour tordant. J’ai aimé l’évolution d’Eglantine, ses retours en enfance marqués par des dessins en noir et blanc, comme des souvenirs un peu vieillis. Apprendre son passé et découvrir avec elle les secrets de sa vie m’a beaucoup plu. On la voit changer peu à peu, passer du visage froid forgé par Paris au sourire retrouvé grâce à la douceur de Klervi.

Les dessins sont le reflet de la douceur du texte. Les traits sont doux et le soucis du réalisme n’est pas une priorité. Plutôt que de traiter la colère avec dureté, vous préférez la dépeindre avec humour, ce qui toutefois n’amoindri pas votre propos. J’ai aimé la mise en page, le fait que les cases n soient pas réellement définie, qu’il y est cette liberté d’arrêter la couleur où bon vous semble. La prise de parole des chats sur les pages de chapitres m’ont fait sourire, sourire que j’ai gardé en refermant votre livre.

Merci madame la dessinatrice et monsieur l’écrivain, un vent de douceur sucrée s’est abattu sur moi.

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L’écume des jours – Boris Vian

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Chloe – Duke Ellington

Monsieur l’écrivain,

Votre roman est déroutant. Il surprend tant par ses nombreuses références que par l’absence de logique qu’il s’en dégage. Rien n’est logique mais tout l’est à la fois. Les expressions figurées sont transposées au sens propre ce qui donne une impression de féérie, de magique mais reste tout de même accessible et compréhensible. Votre livre réfléchit un peu comme un enfant qui ne connaitrait pas les subtilités du langage tout en ayant une culture immense. Tous les principes connus du lecteur sont inversés. Rien n’est cohérent mais une fois passé la surprise du début, on comprend qu’on est tout simplement plongé dans un univers différent, semblable du notre. Cependant, il faut passer ce cap qui peut être difficile à accepter. Il faut vouloir se détacher de tout ce qu’on connaît déjà pour s’immerger dans L’écume des jours. J’ai réussi à surpasser la logique et la physique du monde pour totalement m’impliquer. Et j’ai vraiment aimé cet univers improbable mais si attachant.

En revanche, les personnages m’ont laissée de marbre. Du roman, je retient l’ambiance, les mots, la poésie mais pas vraiment l’histoire. Les personnages ne m’ont pas touchée. Je les ai trouvé fades et ternes. Je les ai trouvé effacés par rapport au décor dans lequel ils évoluaient. Je suis passée à côté d’eux, trop emportée par les images merveilleuses. L’histoire d’amour entre Colin et Chloé est très belle mais plus que l’amour, j’ai trouvé que c’était son esthétique qui était dépeinte. La beauté est omniprésente dans votre texte. Tout doit être beau, le décor, les personnages, leur vie, leur mort. Pour moi, votre génie réside dans toute cette esthétique, cette représentation fantastique du monde.

Merci monsieur l’écrivain, votre écriture est surprenante.

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