Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

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Sweet home Alabama – Lynyrd Skynyrd

Madame l’écrivaine,

Vous suscitez énormément de respect en moi et je ne sais pas vraiment comment commencer. Vous avez écrit un chef d’œuvre de la littérature et je ne vous ai jamais étudié, je ne connais rien de vous mis à part ce roman que vous avez écrit. Je pense sincèrement qu’on ne peut pas passer à coté de votre livre. Il est tant cité dans la littérature jeunesse américaine qu’il est impossible de ne pas vouloir le lire à un moment. Et en plus de cela, votre roman est incroyable. La toile de fond sur les années 30 et la ségrégation pose parfaitement le contexte sans donner un coté trop froid et dur au récit. Vous vous attachez d’avantage à des détails de la vie quotidienne de Jem et Scout et c’est ce qui fait la force de votre roman. Bien sûr, j’ai attendu le procès avec une grande impatience, parce qu’on a un peu l’impression que tout tourne autour de cette action, mais finalement, c’est bien plus que ça. J’ai aimé la douceur de votre récit à travers les yeux de l’intrépide Scout. J’avais l’agréable impression de contempler une vieille photo un peu jaunie par le temps. Tout défilait sous mes yeux avec ce filtre doré et je me suis délectée de cette impression.

Le fait que le récit soit porté par Scout sert beaucoup à l’histoire. La lecture est facile, rapide et souvent amusante. Scout est un personnage espiègle, courageux et qui n’a pas froid aux yeux. Je me suis vraiment attachée à elle, à sa manière de voir le monde, à sa lucidité pour son âge. Jem n’est pas si différent de ce portrait même s’il connaît une évolution plus marquée. En effet, il gagne beaucoup en maturité et en sagesse et je suis contente que Scout n’est pas connu une évolution si grande car je pense que le récit aurait perdu en fraicheur. Elle est authentique jusqu’au bout et porte vraiment très bien le récit.

Merci madame l’écrivaine, je ne sais pas quoi dire de plus sur votre roman tant il est une expérience à vivre.

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Frantz – François Ozon

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Chanson d’automne – Léo Ferré

Monsieur le réalisateur,

Véritable petite pépite, votre film mêle douceur, mélancolie et dureté. Il s’en dégage une beauté fragile et m’a laissée en admiration devant tant de poésie. L’histoire est touchante et votre interprétation m’a donné l’envie de découvrir l’œuvre originale de Maurice Rostand. Cependant, je suis ravie d’avoir rencontré ce drame avec vous, sans en connaître d’avantage. Le scénario m’a vraiment plu. Rien ne va vite dans votre film. On prend le temps. Il y a une lenteur dans le déroulé de l’action mais ce n’est absolument pas négatif. Elle contribue à la douceur et la fragilité qui se dégage tout du long. Je pense que le noir et blanc ainsi que le fait qu’il y est de nombreux dialogues en Allemand contribuent à cet effet. Votre film est authentique. Les relations sont humaines. Le choix des acteurs est merveilleusement bien effectué et j’ai beaucoup aimé la prestation de Paula Beer. Elle incarne parfaitement la douceur d’Anna tout en lui conférant une force incroyable. Anna est sublime. Elle est tout à la fois. J’ai adoré la partie où elle récite Verlaine. J’ai trouvé que c’était un moment magique. Mais après tout, de nombreuses scènes sont magiques dans votre film.

Les autres acteurs font preuve d’un talent tout aussi important. Pierre Niney fait un Adrien incroyable et incarne la fragilité et le tourment de ce personnage à la perfection. C’est un rôle qui oublie le côté un peu gauche et maladroit qu’il peut avoir dans certains films et qui révèle une profondeur et une gravité touchante. Ernst Stötzner et Marie Gruber sont eux aussi parfait dans le rôle des parents de Frantz. Il y a une dualité entre les personnages avec à la fois une complémentarité. Je l’ai ai trouvé très attachants.

Merci monsieur le réalisateur, cette pureté et cette douceur qui se dégage de votre film est incroyablement touchante et laisse dans le cœur une poussière en noir et blanc.

5

Roméo sans Juliette – Jean-Paul Nozière

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Il m’plait pas – La demoiselle inconnue

Monsieur l’écrivain,

Je ne m’attendais pas à ça. Votre livre est une bombe à retardement. Vous avez un pouvoir incroyable pour mettre les mots à votre service et leur demander de nous tenir en haleine. Votre livre se lit très rapidement. C’est vrai que c’est assez court et qu’il y a beaucoup de dialogues qui rendent le récit vivant mais ce n’est pas ça qui m’a vraiment poussé à ne pas me détacher de votre histoire. Non, c’est cette tension palpable, ce risque de basculer à tout moment : c’est la déchéance qui se promet sans qu’on arrive à la toucher. Dès le début, on sait que c’est grave, que c’est moche et que c’est triste, que ça va arriver, mais quand ? Vous étirez le temps d’une manière à rendre votre récit à la fois grave et poétique. J’ai aimé entrer peu à peu dans les vies de Roméo et Juliette grâce aux flash-backs. En vérité, la quasi-totalité du récit est une ellipse, ce qui permet de pouvoir facilement suivre la narration qui déjà partagée entre les points de vue respectifs de Juliette et Roméo. J’ai trouvé que c’était savamment étudié, à la fois pour ne pas perdre le lecteur et à la fois pour avoir une construction étonnante basée sur des conséquences dont on ne connaît pas les actes.

Les personnages ne me sont pas apparus comme très attachants mais je les ai trouvé touchants. Finalement, je me suis assez peu investie dans le récit. Je ne sais pas si c’est à cause de la référence évidente à Shakespeare, mais je me suis retrouvée comme spectatrice de leur histoire. La tragédie est respectée mais vous lui offrez une modernité incroyable. Je ne peux que souligner le titre, qui est certes simple mais que je trouve tellement bien choisi. Les thèmes sont variés, et je ne pensais pas que ce livre aborderait l’homosexualité ou le racisme. C’est une histoire très riche, avec une pudeur dans l’écriture qui m’a beaucoup touchée.

Merci monsieur l’écrivain. Autant vous l’avouer, j’ai été triste qu’il y est eu un épilogue, cependant je vous remercie pour l’espoir que vous apportez. C’est important.

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Le vent se lève – Hayao Miyazaki

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Hikôki Gumo – Yumi Arai (Matsutoya)

Monsieur le réalisateur,

Je veux tout d’abord commencer par souligner votre choix à propos de la musique du générique de fin que j’aime tout particulièrement. Elle illustre aujourd’hui mon article et bien que je ne comprenne pas les paroles, je trouve qu’elle fait ressentir un sentiment très proche de celui provoqué par votre film. Je me suis brièvement renseignée et j’ai appris que vous avez demandé à une chanteuse d’interpréter une de ses propres chansons parce que vous trouviez qu’elle était parfaitement en accord avec ce que vous aviez produit et je comprends votre choix. J’ai beaucoup aimé votre film. J’ai retrouvé la poésie que j’aime dans les studios Ghibli, mais aussi une maturité plus assumée. D’une façon générale, il est vrai que vos films ont plusieurs niveaux de lecture mais pour ma part, une réflexion plus poussée est très souvent nécessaire. Dans Le vent se lève, j’ai moins ressenti ce besoin. Ma perception du réel était beaucoup plus simple que lors de mon visionnage de Mon voisin Totoro ou du Château ambulant par exemple. Je savais où le réel s’arrêtait et où le rêve commençait, même si la barrière est toujours très mince. Dans ce film, la dimension historique est beaucoup plus importante que dans ceux que j’ai pu voir. J’ai beaucoup apprécié découvrir le Japon entre les années 20 et 40. J’ai pu apprendre des choses sur une culture dans une époque qui m’était inconnue. J’ai trouvé que le rapport au scénario était très intéressant.

Votre film m’a beaucoup émue. La personnalité de Jiro m’a tout d’abord surprise. C’est un personnage en apparence très froid mais qui a véritablement un grand cœur. C’est quelqu’un de très passionnel autant dans le travail qu’en amour. J’ai trouvé que les personnages avaient beaucoup de charisme, et ce autant pour les personnages imposants tels que Giovanni Caproni ou Castorp, mais aussi pour les personnages plus simples comme Honjô ou même le personnage assez comique de Kurokawa. J’ai été très touchée par l’histoire d’amour de Jiro mais aussi par l’amour de ce-dernier pour l’aviation. La proximité de la guerre avec ce milieu rend la passion assez complexe à comprendre mais l’innocence et la simplicité de Jiro rend la compréhension plus simple. Les graphismes sont comme toujours très beaux, très poétiques.

Merci monsieur le réalisateur, votre film est incroyablement beau.

5

L’analyse dans laquelle j’ai trouvé les informations sur la chanson du générique est disponible ICI. Elle dispose d’une partie très intéressante sur l’origine personnelle du film. 

La vérité sur Alice – Jennifer Mathieu

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La rumeur – Christophe Maé

La rumeur – Christophe Maé

Madame l’écrivaine,

La rumeur a été addictive. J’étais partagée entre l’envie de lire votre livre d’une traite pour savoir la fin et le préserver, le garder pour un peu plus tard tellement j’y étais attachée. Cela m’a surprise mais j’ai rapidement apprécié Alice. Je la défendais alors que je ne la connaissais pas. Je pensais que le roman à plusieurs voix me permettrait d’être totalement objective. Ne pas connaître la vérité, ne pas avoir accès à la version d’Alice et devoir composer avec l’avis de chacun sur elle a été très stimulant. J’étais sans cesse à la recherche d’indices, je me suis impliquée dans cette quête de la vérité. Et effectivement, ce choix d’écriture m’a permise d’être à la fois au cœur du propos et extérieure à l’histoire. Je n’ai pas détesté un personnage. Je n’en ai pas adoré. Le fait d’être si éloignée du personnage m’a donné une liberté incroyable. J’étais libre de croire ce que je voulais. Et finalement, ça m’a rapprochée encore plus des personnages, libres de croire ou non en la rumeur. J’ai aussi été témoin de l’ampleur que pouvait prendre des on-dit.

J’ai trouvé qu’Alice était très forte psychologiquement. Elle m’a impressionnée par sa force de caractère et sa personnalité. Malgré son absence « physique » dans le roman puisque son histoire est toujours racontée par les autres, j’ai été agréablement surprise par la façon dont elle est décrite. J’ai parfaitement pu me l’imaginer. Josh m’a beaucoup touchée, je ne pensais pas qu’il s’agirait d’un personnage envers lequel j’aurais autant de compassion. De façon générale, j’ai trouvé les personnages de La vérité sur Alice complexe et intéressants. Je les ai trouvé révélateurs de certains maux de l’adolescence.

Merci madame l’écrivaine, votre roman met en avant une situation difficile d’une manière surprenante. Je n’ai pas pu le lâcher.

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Nous les menteurs – E. Lockhart

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La nuit je mens – Alain Bashung

La nuit je mens – Alain Bashung

Madame l’écrivaine,

Comment parler de votre livre sans trop en dire ? J’ai tout simplement été bouleversée, vous avez fait jaillir les larmes sans que je ne puisse les contrôler. Le renversement final est à couper le souffle. Je ne m’y attendais pas et pourtant votre intrigue est rudement menée. L’histoire m’a beaucoup plu, et ce dès le début, malgré votre style bien particulier que j’ai eu du mal à suivre quelque fois. Mais à votre écriture, j’y reviendrai plus tard. L’intrigue s’est prolongé jusqu’aux derniers chapitres, sans que jamais je n’effleure, ne serait-ce que du bout des doigts, le dénouement. Je me suis rapidement attachée à l’île et aux menteurs. Jimmy, Mirren, Gat et Cady sont tous les quatre des personnages hauts en couleurs. Ils sont à la fois si différents et si semblables. Ils se démarquent par rapport aux adultes en proie à la société de consommation. Ils observent, rêvent, idéalisent. Et malgré tout, ils ont conscience des problèmes que provoquent l’argent et l’envie. Ils vivent dans monde riche et illusoire mais ne sont pas les proies que l’argent convoite. Et pourtant…

Votre écriture m’a rapprochée de Cady. Les difficultés que j’ai parfois éprouvées à la comprendre, non pas dans le sens moral mais bien dans le sens littéraire, ne faisaient que me rapprocher d’elle. Plus d’une fois, je me suis faite surprendre par les métaphores employées. Plus d’une fois, j’ai voulu enfin comprendre et savoir. Ces incompréhensions me rendaient dans la même situation qu’elle, perdue dans des souvenirs qu’elle essayait de retrouver. J’essayais de trouver avec elle l’accident de l’été quinze. Et lorsque j’ai senti que la fin était proche, je n’ai pas pu lâcher votre livre avant que je sache enfin. Comme Cady, je me raccrochais à cette vérité que j’avais tant cherchée tout au long du roman.

Merci madame l’écrivaine, votre roman est époustouflant.

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J’étais là – Gayle Forman

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Salut Salaud – Vilain Pingouin

Madame l’écrivaine,

Encore une fois, vous avez choisi un sujet difficile, ayant rapport à la mort, un sujet qui demande des mots justes. Vous avez le traité le sujet de façon touchante mais pas larmoyante. Pour cela, merci. Je pourrai dire que j’ai préféré J’étais là à Si je reste, mais je ne pense pas que se soit nécessaire. Ils n’ont pas à être comparés, ils ont chacun leur identité propre. J’ai beaucoup aimé l’enquête menée par Cody et la recherche d’indices que j’ai trouvé très intéressante. Comme je le répète souvent, c’est une chose que j’apprécie énormément, j’aime sentir la tension du personnage en train de chercher, les obstacles auxquels il fait face et surtout, la joie de trouver quelque chose, tout en se demandant “Oui, mais pourquoi, à quoi bon, finalement ?”. J’aime cette difficulté, cette complexité qui règne dans la tête du personnage.

Cody a été un personnage auquel je me suis beaucoup attachée. Elle est différente de l’héroïne habituelle. Simple et banale, elle ne sort de l’ombre que par le suicide de Meg. C’est un paradoxe qui m’a fait réfléchir. La perte de son amie était-elle nécessaire à son épanouissement ? Plutôt glauque comme constatation. C’est un personnage dévoué, près à tout pour savoir la vérité. Elle est l’amie à l’écoute et attentive. Ses réactions envers Ben sont totalement compréhensibles et j’ai aimé l’intelligence dont elle fait preuve. Vous n’avez pas créé une jeune fille anéantie et désespérée mais un personnage fort, combattant et qui mène ses actes jusqu’au bout. Ben est quand à lui l’archétype du garçon mystérieux et séduisant. Il contraste très bien avec la différence de Cody. J’ai apprécié son coté séduisant qui séduit même le lecteur et qui le fait passer comme dangereux à première vue. Cela a permis une belle évolution des deux personnages, tous deux essentiels. Tout au long du récit, vous avez réussi à me plonger dans l’histoire. Comme Cody, j’ai eu du mal à comprendre le geste de Meg, comme Cody, j’ai souffert de l’incompréhension, comme Cody, j’ai constaté l’absence de Tricia. Vous m’avez plongé au cœur de certains stéréotypes américains qui m’ont beaucoup fait sourire : la famille en apparence parfaite de Meg finalement si compliquée, mais surtout la fraternité étudiante, présentée comme végétarienne, adepte du bio, fumeuse, et tellement hippie. Votre style fluide et simple m’a rapprochée de cet univers. J’aurai aimé que cela ne se finisse jamais.

Merci madame l’écrivaine, de m’avoir autant fait sourire tout en abordant un sujet si touchant et difficile.

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Qui es-tu Alaska ? – John Green

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Una Mattina – Ludovico Einaudi

Monsieur l’écrivain,

Pendant longtemps, j’ai laissé de côté ce roman, répétant que ce n’était sûrement pas votre meilleur. En effet, celui-ci avait fait l’objet d’une première lecture de ma part, une lecture qui n’avait pas abouti. Mais très sincèrement, aujourd’hui, je n’ai plus aucune idée du pourquoi du comment je n’avais pas accroché. Je ne sais plus. Du tout. Il y a certainement le fait que cette première lecture date. Mais je pense vraiment que c’est parce que ce livre est d’une beauté incroyable. Encore une fois, vous réussissez avec brio à nous embarquer et nous toucher au plus profond de nous même. Vos personnages paraissent si vrais. On a presque l’impression qu’il suffirait de tendre la main pour les toucher au travers du papier. Mais ceux que je préfère sont sans nul doute vos personnages masculins. Au même titre que Quentin m’avait touché dans La face cachée de Margo, j’ai adoré Miles. Son innocence face à tout ce qu’il découvre à Culver Creek, sa soif de nouveauté, sa gentillesse m’ont totalement séduite. Il était touchant. Alaska, en plus se son prénom tellement empreint de voyage et de grands espaces, m’a beaucoup intéressée de part son mystère. Ce personnage si ouvert, si intrépide, si « grande gueule », était tellement étrange et mystérieux. Vous savez faire planer le suspens autour de vos personnages mais aussi autour de votre intrigue. Monsieur l’écrivain sachez que mettre « *** de jours avant » est très perturbant pour le lecteur et qu’il pousse les pauvres êtres faibles tel que moi à voir ce qu’il se passe après, conduisant irrémédiablement à un spoiler conséquent. Mais je suis sûre que vous savez déjà tout cela et c’est ce qui fait votre génie. Vous savez manier les mots de telle sorte que le lecteur se retrouve prisonnier du livre et ne puisse plus le lâcher. Je dois vous dire que cela à très bien marché avec moi. Une fois attachée à cet univers je ne voulais plus en sortir.

J’ai aimé votre histoire parce qu’elle avait tous les ingrédients pour me plaire. J’adore quand les personnages enquêtent et cherchent des indices sur un fait mystérieux. Vous l’avez fait. J’aime tellement être embarquée dans cette recherche difficile et espérer trouvera avant les héros. Malheureusement, je n’y arrive jamais. Mais finalement, c’est plutôt heureusement. Parce que cela démontre à quel point vous êtes fort pour nous cacher quelque chose qui semble finalement tellement évident. C’est peut être cette évidence qui, une fois le livre fermé, nous laisse songeur face à la fin. C’était finalement si simple. Et pendant tant de pages, nous avons cherché si compliqué. Je vous avoue que cette situation est frustrante. Cependant, je pense que si elle est bien menée, elle reste indispensable. Elle nous permet vraiment de nous identifier aux personnages. Ça y est, nous ressentons ce qu’il ressent.

Monsieur l’écrivain, merci. Votre livre est touchant, pleins de beaux personnages en quête d’un Grand Peut-être.

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