Brokeback mountain – Annie Proulx

Image88.png


J’te l’dis quand même – Patrick Bruel

Madame l’écrivaine,

Votre écriture est originale, à la fois crue et poétique, toujours dans la simplicité. Malgré tout, cela n’a pas suffi à me convaincre. Je trouve que votre style est surprenant à lire, déconcertant parfois, mais qu’il sert bien l’histoire. En revanche, j’ai été déçue par le fond. Beaucoup trop court selon moi pour que l’on s’attache vraiment aux personnages et une histoire d’amour que j’ai trouvée survolée mise à part quelques scènes où l’on se rend compte des sentiments qu’éprouvent les personnages. Je peux expliquer ce dernier point par le contexte dans lequel ces deux hommes vivent leur amour naissant et à la limite, je peux comprendre ce choix de rester dans une certaine ambiguïté. Par contre, j’ai vraiment déploré le manque d’attachement aux personnages qui ne m’a pas permis de m’impliquer et d’être touchée aux moments où j’aurais dû l’être.

Merci madame l’écrivaine, pour moi, votre histoire et votre style auraient mérité quelques pages de plus.

petite-vague

Omar – Sébastien Gabriel

Image49.png


L’amour sera mon nom – Tomz501 

Monsieur le réalisateur,

Tombée un peu par hasard sur votre court-métrage, j’ai été surprise et heureuse d’y retrouver François Civil dont j’admire le talent. J’ai beaucoup apprécié la façon dont le sujet est traité. Même si on peut avoir l’impression qu’il reste survolé, notamment parce que la réaction des personnages reste assez vague, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une campagne de sensibilisation dont le message est important. Il y a peut-être un coté un peu aseptisé, je m’imagine la violence homophobe plus agressive mais cela reste tout de même très révélateur, vous n’avez pas besoin d’apitoiement, de grands cris ou de violence physique pour faire passer votre message. Le silence suffit et je dois même dire qu’il est très puissant. J’ai vraiment apprécié les personnages d’Omar et d’Arthur. Leur différence de point de vue face à l’homosexualité tout en la vivant tous les deux montre deux réactions différentes face à l’homophobie : je ne veux pas attirer les regards alors je reste secret et je n’ai pas à me cacher car je suis fier de ce que je suis. Ils se complètent assez bien, l’un faisant réagir l’autre.

Ce que j’ai le plus apprécié dans votre court-métrage, c’est la poésie. C’est ce jeu avec les mots dans ces slams qu’écrivent et se partagent ces deux personnages, c’est toute cette beauté de l’écriture. C’est la chose qui m’a conquise. Je trouve que le slam est très bien utilisé, ses apparitions sont attendues avec impatience mais vous n’en abusez pas. Votre histoire est très bien construite autour de la beauté des mots.

Merci monsieur le réalisateur, j’ai été très agréablement surprise.

5

Lien du film

On est tous faits de molécules – Susin Nielsen

Image23.png


Je suis un zèbre – Tiana

Madame l’écrivaine,

Malgré son côté plutôt enfantin, votre livre aborde des sujets assez important : la mort, le deuil, l’homosexualité, la précocité. Autant de sujets sensibles sont présentés dans On est tous faits de molécules. Il est vrai que cela faisait beaucoup de choses à développer et j’ai trouvé que c’était assez condensé. Je ne vais pas dire que c’était mal abordé, cela serait un mensonge, mais j’aurais préféré qu’il y est plus de développement, qu’on aille plus en profondeur. J’ai conscience que le public visé est plutôt jeune, comme en témoigne le style que j’ai trouvé simple, mais je pense que les sentiments des personnages auraient pu être plus approfondis. Pour moi, les sujets ont été traités sur la partie haute de l’iceberg, sans chercher à aller plus loin. C’est surement un parti pris, notamment pour être en accord avec le jeune public. Je comprends que développer plus profondément chacun des différents sujets abordés aurait demandé beaucoup plus de place, au risque de perdre le jeune lectorat. Il est donc normal que le texte paraisse simplement présenter les sujets, comme une entrée en matière.

Comme je l’ai déjà dit, le style m’est apparu comme simple, mais en accord avec les choix effectués. Je ne sais pas trop quoi penser du texte à deux voix. En effet, j’ai apprécié pouvoir suivre Ashley car cela m’a permis de mieux la comprendre et d’accepter ses réactions parfois extrêmes. Cependant, j’étais plus à l’aise avec Stewart, qui de par ses facilités intellectuelles, me paraissait plus mature. J’ai eu beaucoup de mal avec la superficialité d’Ashley, je l’ai trouvée banale et peu attachante. J’ai également trouvé que de nombreux autres personnages étaient trop effacés, comme le père de Stewart ou encore Caroline. En revanche, j’ai apprécié la fraicheur de Stewart et la gentillesse du père d’Ashley.

Merci madame l’écrivaine, malgré que j’ai trouvé votre livre trop « léger » pour moi, je pense qu’il permet d’ouvrir l’esprit sur des sujets difficiles.

sable-et-galets-algues-salees