Maïté coiffure – Marie-Aude Murail

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Je ne veux pas de ton amour – Barbara Weldens

Madame l’écrivaine,

Plus je vous lis et plus j’aime votre écriture. Votre plume est merveilleusement agréable. Il y a toujours une pointe d’humour discrète très agréable et une présence du narrateur pudique. Je pense que c’est ce qui permet aux lecteurs de tout âge d’apprécier vos romans : le style est simple et accessible aux plus jeunes mais cache assez de surprise pour montrer aux plus grands qu’ils ne sont pas oubliés. L’histoire est amusante et mignonne avec un fond très profond. Vous traitez de l’adolescence en générale mais aussi et surtout de l’autonomie, les choix, l’indépendance, l’émancipation, et ce sont les thèmes vrais et forts de l’adolescence tout en touchant un public beaucoup plus large. Louis est un protagoniste touchant par sa maturité et sa bienveillance mais également par la candeur de sa jeunesse. Votre roman est rempli d’humains avec leur soucis, leurs joies, leurs peines, leurs défauts, leurs vérités… C’est touchant parce qu’ils sont authentiques et que chacun peut se reconnaître dans une partie d’eux. Mais surtout, votre roman ne nie pas la vérité. J’ai beaucoup apprécié la fin parce qu’elle ne provoque pas l’attendu et ce que le romanesque voudrait. Non, elle se révèle simplement être le vrai.

Merci madame l’écrivaine, j’ai aimé le message porté par votre roman. Faire ce que l’on aime, c’est important.

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En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut

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Mr Bojangles – Nina Simone

Monsieur l’écrivain,

J’hésitais un peu à lire votre roman près l’avoir vu placardé un peu partout, librairie, gare, métro, tout y passait. Et finalement, je me suis dit pourquoi pas ? Pourquoi pas, après tout, vous laisser la même chance qu’aux autres, sans a priori ? Finalement, j’ai bien dû me rendre compte que votre roman était beau, tendre et poignant. Une jolie histoire d’amour un peu compliquée et trop adulte mêlée à la candeur et l’innocence de l’enfance. Ce qui est surprenant dans votre roman, c’est qu’il n’existe pas un personnage pour chaque aspect de votre histoire : ils les représentent tous à la fois, à des degrés différents.

L’écriture et le système narratif est original et votre style a un véritable air de Boris Vian, mais en plus mesuré. L’univers est très incarné mais tout de même facilement accessible. J’ai été étonnée du charisme de vos personnages alors qu’ils manquent cruellement d’identité. Votre écriture demande la confiance du lecteur et on ne peine pas à vous l’accorder.

Merci monsieur l’écrivain, vous m’avez amenée là où je ne m’y attendais pas.

P.S. Merci également pour vos références, parce qu’à en juger par les commentaires sous la voix de Nina Simone, nombreux sont ceux qui sont là grâce à vous.

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Winter – Marissa Meyer

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Wintertime love – The Doors

Madame l’écrivaine,

Cela faisait quelques semaines que j’avais l’envie inexplicable de lire Les chroniques lunaires et dans mon optique de terminer différentes sagas, je me suis empressée de lire Winter. La taille de ce dernier volume m’avait freiné lors des examens et j’avais repoussé sa lecture à plus tard. Pourtant, malgré le nombre de pages conséquent, la lecture se fait très aisément et reste relativement rapide. Je m’y suis plongée sans aucune difficulté tant l’action est présente et la sensation de fin imminente se fait sentir. Tout s’enchaine de façon très réussie, et cela sans temps morts. Dans ce flot d’actions, j’ai aimé que la fin prenne le temps afin de laisser de la place à tous les personnages. Cela permet de bien clore la tétralogie sans laisser de questions majeures en suspens.

La présence de chacun des personnages est homogène et la diversité de ceux-ci permet au lecteur de s’identifier. J’ai trouvé Winter mignonne et attachante mais elle a fini par parfois m’agacer et j’étais embêtée de ressentir ce sentiment. Heureusement, le récit entrecoupé entre les différents personnages m’a permis de davantage l’apprécier grâce à la présence des autres personnages autour d’elle et notamment du dévouement de Jacin.

Merci madame l’écrivaine, ce moment sur la Lune était rempli d’action et d’émotion.

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Le remède mortel – James Dashner

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Ma liberté de penser – Florent Pagny

Monsieur l’écrivain,

J’ai dévoré de dernier opus de votre trilogie. Le rythme est encore plus soutenu que dans les deux premiers tomes. Bien sûr, vos chapitres courts y sont pour quelque chose puisqu’ils s’enchainent avec rapidité et procure une certaine fluidité à la lecture. Mais c’est aussi et surtout grâce au dénouement qui se rapproche et donne envie de ne plus poser le livre. On commence enfin à en savoir plus et les pièces du puzzle se mettent progressivement en place. Malgré tout, la vérité se fait attendre et le livre se clôt tout de même sur quelques questions sans réponses. J’ai trouvé qu’il manquait quelques informations pour permettre au lecteur de refermer la saga pleinement satisfait. J’ai ressenti une pointe de frustration tout en ayant la satisfaction d’être arrivée au bout.

Ce tome est riche en émotions même si elles sont peut-être un peu trop préparée à mon goût. En effet, je n’ai pas ressenti toute la puissance de certains évènements qui auraient pu être très marquants. En revanche, je me suis davantage attachée à Thomas avec qui j’avais quelques difficultés auparavant. M’enfoncer au plus profond du WICKED a finalement été bénéfique.

Merci monsieur l’écrivain, votre saga est performante du début à la fin.

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Le club Vesuvius – Mark Gatiss

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Caruso – Pavarotti

Monsieur l’écrivain,

Votre livre témoigne d’un imaginaire vaste et étendu. Une histoire rocambolesque qui ne cesse de prendre des tournures inattendues, ponctuée d’un humour so british, le tout mené par un personnage principal au caractère bien trempé. Ainsi, votre roman m’apparaissait comme sorti d’un cabinet de curiosité, étrange et loufoque à souhait. Malgré tout, le charme n’a pas opéré tel que je l’attendais. J’ai eu un véritable problème avec votre personnage principal. L’arrogance omniprésente de Lucifer a fini par m’agacer. Ce n’est pas tant sa posture de petit géni incroyable qui m’a dérangée mais davantage son comportement envers autrui qui relevait d’un certain mépris. Il n’y a rien qui échappe à ce personnage, il est clair qu’il est brillant et qu’il sait se mêler à la société. Il émane de lui une certaine perfection dont il a conscience et cela a été éprouvant à supporter.

En revanche, l’histoire m’a amusée, même si je suis restée dans une position assez extérieure et que je me suis postée en tant que spectatrice. L’univers est rocambolesque, les péripéties sont rythmées et les révélations inattendues, mais il m’a manqué une petite étincelle pour être convaincue.

Merci monsieur l’écrivain, même si on ne peut pas dire que Lucifer soit de bonne compagnie, j’ai malgré tout passé un bon moment.

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Réseau(x) – Vincent Villeminot

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Fistful of love – Anthony and the Johnsons

Monsieur l’écrivain,

Vous avez écrit votre livre comme une araignée tisse sa toile. Tout est minutieusement relié sans qu’on ne sache comment c’est possible. Au début de ma lecture, j’étais assez perdue par l’univers complexe, la mise en place du réseau social qui a une grande originalité, les abréviations qui y font référence, et le nombre impressionnant de personnage. Oui, pour commencer votre roman, je dirai qu’il faut s’accrocher parce qu’on se sent un peu lâché dans la nature sans trop comprendre ce qu’il nous arrive. Puis peu à peu, vous commencez à tisser entre les bases. A partir du moment où je connaissais au moins vaguement le nom des personnages récurrents, j’ai réussi à entrer pleinement dans l’histoire. J’ai observé quelques difficultés à m’attacher aux personnages car, avec leur nombre, le temps accordé à chacun est assez limité. Mais en avançant dans ma lecture, certains personnages se sont révélés plus charismatiques que ce que je ne le pensais.

L’intrigue est vraiment puissante. Elle met du temps à se mettre en place mais vous nous tenez en haleine grâce à un scénario bien ficelé. J’ai ressenti quelques longueurs autour de la troisième partie, je sentais la fin proche mais elle encore trop éloignée pour que je sois dans une attente insoutenable. Toutefois, il y a certains passages qui sont gorgés d’action, ce qui m’a permis de me sentir relancée dans l’histoire. Votre roman pousse à la réflexion et n’offre pas de manichéisme : c’est au lecteur de se faire sa propre opinion sur les personnages. Vous vous postez en simple intermédiaire entre l’histoire et le lecteur, sans imposer votre point de vue ou de jugement de valeur sur les personnages.

Merci monsieur l’écrivain, votre thriller est haletant par moment et retourne le cerveau juste assez pour nous effrayer.

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Le passage – Louis Sachar

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Tightrope – LP

Monsieur l’écrivain,

Votre récit est beau, prenant et loufoque. C’est un mélange de parcours initiatique et de conte qui donne un mélange assez explosif. Je me suis beaucoup amusée en lisant votre livre mais en le refermant, j’ai perçu la réflexion que vous aviez mis en place. Dans un premier temps, j’ai eu l’impression que votre histoire partait dans tous les sens. Entre le présent de Stanley travaillant au camp du Lac vert et le passé des personnages qui avaient auparavant vécus là, le lien me paraissait difficile à établir. Ajoutez à cela, la temporalité pas toujours évidente à suivre et vous finissiez de me perdre. Pourtant, toutes ces histoires mêlées sont le moteur de votre récit et sont la raison pour laquelle je me suis accrochée. Je n’ai cessé de me dire « continue, tu verras bien ». En d’autres termes, je vous ai fait confiance. J’avais la sensation de pouvoir compter sur vous pour m’impressionner et vous avez réussi. Le lien s’est mis en place et malgré certains évènements improbables, même dans votre univers déjanté, j’ai fini par tout accepter parce que j’avais mesuré l’importance de la quête.

Merci monsieur l’écrivain, votre roman cache savamment la réflexion derrière le loufoque.

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Corniche Kennedy – Maylis de Kerangal

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Comme des enfants – Cœur de pirate

Madame l’écrivaine,

J’ai réfléchis pendant longtemps pour essayer de comprendre ce qui m’avait tant plu dans votre roman. Finalement, après une semaine de réflexion, je ne saurais toujours pas définir ce qui m’a fait vibrer. J’ai plongé dans l’ambiance estivale de votre livre sans difficultés. Votre écriture permet une large visualisation de l’univers ambiant. J’aime votre plume parce qu’elle est simple et contemplative qui fait vivre votre histoire sans efforts. La trame de l’histoire n’est pas ce qui m’a le plus intéressée, c’est davantage ce que vous en avez fait. Le scénario n’est pas palpitant, du moins jusqu’aux dernières pages et pourtant vous avez réussi à me garder bien présente aux côtés de vos personnages. Ils sont ancrés dans une réalité, mais surtout ils sont uniques et banals à la fois.

Merci madame l’écrivaine, vous m’avez emportée grâce à la puissance de votre écriture.

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TAG – Le baccalauréat de PKJ

– Silence dans la salle !

En cette chaude matinée de juin, seule la voix du surveillant résonne dans la salle de classe. Aucun murmure ne sort de la bouche des élèves. Les sourcils froncés, les lèvres plissées, l’ambiance est aux feuilles de papier froissés et au léger bruissement des plumes contre les copies. Pas un mot et pourtant, à l’intérieur, ça bouillonne. Les chiffres des dates historiques se mélangent à ceux du problème de mathématiques et la question de philosophie trotte encore dans la tête de certains au moment de rédiger la conclusion de l’expression écrite d’anglais. Éprouvantes épreuves sous la chaleur de juin.

A la sortie de l’épreuve, entre les larmes de certains et l’éternel « Tu as répondu quoi à la question 3 ? », certains savent que le plus dur est encore à venir : l’obtention du bac PKJ !


FRANCAIS, citer un livre d’un auteur français dont vous avez apprécié la plume : Les garçons de Xavier Deutsch. Après tout l’amour que j’ai ressenti pour ses mots, il m’est impossible de citer quelqu’un d’autre.

MATHEMATIQUES, citer un livre dont la couverture évoque les maths : Le théorème des Katherine de John Green. Ce livre regorge de formule mathématiques que je ne comprendrais sûrement jamais (heureusement, sa lecture ne nécessite pas d’avoir fait maths spé).

ANGLAIS, citer un livre dont le titre est en anglais (mais le contenu en français) : Hunger Games de Suzanne Collins. Parce que j’ai bien trop tardé avant de le lire.

HISTOIRE, citer un livre dont l’intrigue se déroule dans un passé lointain : Les Colombes du Roi-Soleil d’Anne-Marie Desplat-Duc. En hommage à mon enfance passée au XVIIème siècle.

GEOGRAPHIE, citer un livre dont l’histoire se déroule dans un endroit que vous savez placer sur une carte : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee. Merci à une lubie qui m’a occupée un certain temps à apprendre tous les états des Etats-Unis (c’est pas forcément utile et en plus, ça reste pas).

PHILOSOPHIE, citer un livre qui vous a fait réfléchir : le combo Les Mains sales de Jean-Paul Sartre et Les Justes d’Albert Camus. Parce que j’ai appris que l’un était une réponse à l’autre et que mon professeur de philo n’a pas su m’éclairer.

PHYSIQUE/CHIMIE, citer un livre avec un personnage geek : Blog de Jean-Philippe Blondel. J’avoue que cela fait tellement longtemps que je l’ai lu que je ne sais pas s’il peut réellement prétendre à cette place mais on va supposer que oui.

ECONOMIE, citer un livre dans lequel le héros exerce une activité professionnelle : La dernière valse de Mathilda de Tamara McKinley. Premièrement parce que ce livre est une tuerie, deuxièmement parce que Mathilda assume un travail dit d’hommes alors que personne n’y croit.

SCIENCES, citer un livre où les lettres SCIEN sont présentes dans le titre : L’élégance du hérisson de Muriel Barbery. Celui-ci à clairement le niveau bac.

LV2, citer un livre écrit ni en Français, ni en Anglais : Pierre contre ciseaux d’Inès Garland. Pour toutes les larmes que je n’ai pas réussi à verser. (Et puis comme je trouvais dommage de ne pas exploiter toute la littérature russe de ce semestre, Oblomov de Gontcharov pour le plaisir, avec tout le talent de mon professeur pour me le faire apprécier).

SPORT, citer un livre dans lequel le héros fait de la course à pied/du running : Le labyrinthe de James Dashner. D’accord, d’accord, Thomas court davantage pour sauver sa peau que pour le plaisir, mais de toute façon, je n’ai jamais été douée en sport.

En attente des résultats, mesdames et messieurs le jury, merci de votre attention.

Culottées T2 – Pénélope Bagieu

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You don’t own me – Lesley Gore

Madame la bédéiste,

Encore une fois, j’ai adoré votre travail sur ces femmes aux destins si époustouflants. Je trouve le format BD excellent pour les mettre en scène. Vos dessins et votre humour se marient à merveille pour donner vie à ces petites biographies sur des femmes incroyables. Malgré les sujets parfois très difficile, vous arrivez toujours à nous faire sourire et même rire grâce à un humour bien dosé. J’ai énormément appris, j’ai été surprise, amusée, choquée, bouleversée… Vous mettez ces femmes à l’honneur et elles donnent du courage et de la volonté.

Merci madame la bédéiste, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait du dernier et je dois dire que j’aurais encore pu découvrir des destins uniques avec plaisir.

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