TAG – Le baccalauréat de PKJ

– Silence dans la salle !

En cette chaude matinée de juin, seule la voix du surveillant résonne dans la salle de classe. Aucun murmure ne sort de la bouche des élèves. Les sourcils froncés, les lèvres plissées, l’ambiance est aux feuilles de papier froissés et au léger bruissement des plumes contre les copies. Pas un mot et pourtant, à l’intérieur, ça bouillonne. Les chiffres des dates historiques se mélangent à ceux du problème de mathématiques et la question de philosophie trotte encore dans la tête de certains au moment de rédiger la conclusion de l’expression écrite d’anglais. Éprouvantes épreuves sous la chaleur de juin.

A la sortie de l’épreuve, entre les larmes de certains et l’éternel « Tu as répondu quoi à la question 3 ? », certains savent que le plus dur est encore à venir : l’obtention du bac PKJ !


FRANCAIS, citer un livre d’un auteur français dont vous avez apprécié la plume : Les garçons de Xavier Deutsch. Après tout l’amour que j’ai ressenti pour ses mots, il m’est impossible de citer quelqu’un d’autre.

MATHEMATIQUES, citer un livre dont la couverture évoque les maths : Le théorème des Katherine de John Green. Ce livre regorge de formule mathématiques que je ne comprendrais sûrement jamais (heureusement, sa lecture ne nécessite pas d’avoir fait maths spé).

ANGLAIS, citer un livre dont le titre est en anglais (mais le contenu en français) : Hunger Games de Suzanne Collins. Parce que j’ai bien trop tardé avant de le lire.

HISTOIRE, citer un livre dont l’intrigue se déroule dans un passé lointain : Les Colombes du Roi-Soleil d’Anne-Marie Desplat-Duc. En hommage à mon enfance passée au XVIIème siècle.

GEOGRAPHIE, citer un livre dont l’histoire se déroule dans un endroit que vous savez placer sur une carte : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee. Merci à une lubie qui m’a occupée un certain temps à apprendre tous les états des Etats-Unis (c’est pas forcément utile et en plus, ça reste pas).

PHILOSOPHIE, citer un livre qui vous a fait réfléchir : le combo Les Mains sales de Jean-Paul Sartre et Les Justes d’Albert Camus. Parce que j’ai appris que l’un était une réponse à l’autre et que mon professeur de philo n’a pas su m’éclairer.

PHYSIQUE/CHIMIE, citer un livre avec un personnage geek : Blog de Jean-Philippe Blondel. J’avoue que cela fait tellement longtemps que je l’ai lu que je ne sais pas s’il peut réellement prétendre à cette place mais on va supposer que oui.

ECONOMIE, citer un livre dans lequel le héros exerce une activité professionnelle : La dernière valse de Mathilda de Tamara McKinley. Premièrement parce que ce livre est une tuerie, deuxièmement parce que Mathilda assume un travail dit d’hommes alors que personne n’y croit.

SCIENCES, citer un livre où les lettres SCIEN sont présentes dans le titre : L’élégance du hérisson de Muriel Barbery. Celui-ci à clairement le niveau bac.

LV2, citer un livre écrit ni en Français, ni en Anglais : Pierre contre ciseaux d’Inès Garland. Pour toutes les larmes que je n’ai pas réussi à verser. (Et puis comme je trouvais dommage de ne pas exploiter toute la littérature russe de ce semestre, Oblomov de Gontcharov pour le plaisir, avec tout le talent de mon professeur pour me le faire apprécier).

SPORT, citer un livre dans lequel le héros fait de la course à pied/du running : Le labyrinthe de James Dashner. D’accord, d’accord, Thomas court davantage pour sauver sa peau que pour le plaisir, mais de toute façon, je n’ai jamais été douée en sport.

En attente des résultats, mesdames et messieurs le jury, merci de votre attention.

Les garçons – Xavier Deutsch

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Forever Young – Alphaville

Monsieur l’écrivain,

Votre roman a fait l’effet d’une petite bombe. Dans Les garçons, tout se marie à la perfection. Votre écriture est empreinte d’une telle poésie que votre roman nous emporte dans une sorte d’univers parallèle où l’on ne s’exprime qu’en métaphore. Je dois avouer que ce qui m’a le plus touchée, c’est votre plume qui transpire de beauté mais surtout la modestie qui s’en dégage. A aucun moment je n’ai eu l’impression que vous vous regardiez écrire comme cela peut être le risque lorsqu’on a un tel talent avec les mots.

Vous ne recherchez pas la vérité dans votre roman, simplement une vérité. A travers Arthur, Quentin et Frédéric, c’est un peu une image de l’adolescence qui ressort. La quête d’un « je ne sais quoi » qui paraît si indispensable. J’ai voyagé aux côtés de tous ces personnages et pourtant vous ne m’avez pas emmenée bien loin. Mais ça a suffi pour que j’ai l’impression d’être dans l’inconnu total. Je me suis projetée dans la classe de littérature, je me suis impliquée dans les réflexions des personnages et j’ai vécu des émotions incroyables. Vous m’avez fait passer un moment hors du temps et de l’espace.

Merci monsieur l’écrivain, c’était beau, pur et humble.

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La fille mirage – Élise Broach

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Hurt – Johnny Cash

Madame l’écrivaine,

C’est avec beaucoup d’envie que je me suis plongée dans votre roman. Il me paraissait prometteur avec une thématique que j’adore, le road-trip, qui plus est accompagné d’une quête. Malgré tout, j’ai ressenti une pointe de déception lors de ma lecture. Les éléments que j’attendais sont là mais tout m’a semblé un peu trop simple, autant dans le déroulé des actions que dans la construction des personnages. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée parce qu’il n’y a pas de moment de flottements, les personnages sont toujours dans l’action et l’enquête donne un bon rythme au livre. La lecture se fait rapidement et aisément et c’est vraiment un bon point. Une autre chose que j’ai aimé, c’est la façon dont vous faites évoluer les relations sentimentales. Malgré le fait que la romance prenne finalement une place assez importante, j’ai apprécié que vos personnages vivent l’amour compliqué. Dans la vraie vie, les gens ne tombent pas amoureux simplement. Et cela se voit dans votre roman. L’amour est dur, avec qui que se soit et à tous les âges.

Toutefois, malgré ces points positifs, je n’ai pas pu faire abstraction de mon incompréhension face aux personnages. J’ai trouvé Jamie absent, que Kit avait des réactions étranges et que Luce était inconsciente. Je veux bien accepter le fait qu’elle n’a que 14 ans mais je l’ai parfois trouvé trop naïve, trop insouciante alors qu’elle fait preuve de maturité face à certains évènements. J’ai trouvé que les personnages étaient trop masqué par l’enquête et à mon goût, celle-ci ne sert pas assez à les révéler.

Merci madame l’écrivaine, je n’ai pas réussi à faire abstractions de ces points que j’aurais aimé voir plus développés, j’ai passé une agréable lecture.

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Fleur des Iroquois – Marc Séassau

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Ani Couni Chaouani – Chanson iroquoise

Monsieur l’écrivain,

L’atmosphère de légende qui règne dans votre livre lui confère un charme particulier. J’ai vraiment aimé les histoires contées par Tsyothorha. L’univers mystique et inconnu narré dans votre roman fait sa force. Le choc des cultures aussi. Les liens créés peu à peu entre Catherine, européenne immigré, et ces iroquois dit « sauvages », sont touchants. Malgré tout, je ne me suis pas sentie emportée par votre roman. J’ai trouvé les personnages sans saveurs à côté de la richesse des coutumes iroquoises et de la découverte de cet univers inconnu pour moi. J’aurais aimé plus d’interactions entre les personnages même si vos choix traduisent la difficulté à communiquer et les problèmes de langage. Je ne me suis pas attachée à Catherine malgré le fait que se soit elle qui porte le récit et qu’elle s’exprime directement.

Par ailleurs, je pense que c’est dû au fait que je ne sois pas totalement entrée dans le livre ais je me suis un peu perdue dans les évènements à un moment, ce qui a ralenti ma lecture. Je regrette sincèrement de ne pas avoir aimé ce livre à sa juste valeur car je suis certaine qu’il a un joli potentiel.

Merci monsieur l’écrivain, le cadre est incroyable et l’univers promet d’être riche, seulement je n’ai pas su lire à travers les lignes pour pleinement apprécier votre livre.

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L’écume des jours – Boris Vian

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Chloe – Duke Ellington

Monsieur l’écrivain,

Votre roman est déroutant. Il surprend tant par ses nombreuses références que par l’absence de logique qu’il s’en dégage. Rien n’est logique mais tout l’est à la fois. Les expressions figurées sont transposées au sens propre ce qui donne une impression de féérie, de magique mais reste tout de même accessible et compréhensible. Votre livre réfléchit un peu comme un enfant qui ne connaitrait pas les subtilités du langage tout en ayant une culture immense. Tous les principes connus du lecteur sont inversés. Rien n’est cohérent mais une fois passé la surprise du début, on comprend qu’on est tout simplement plongé dans un univers différent, semblable du notre. Cependant, il faut passer ce cap qui peut être difficile à accepter. Il faut vouloir se détacher de tout ce qu’on connaît déjà pour s’immerger dans L’écume des jours. J’ai réussi à surpasser la logique et la physique du monde pour totalement m’impliquer. Et j’ai vraiment aimé cet univers improbable mais si attachant.

En revanche, les personnages m’ont laissée de marbre. Du roman, je retient l’ambiance, les mots, la poésie mais pas vraiment l’histoire. Les personnages ne m’ont pas touchée. Je les ai trouvé fades et ternes. Je les ai trouvé effacés par rapport au décor dans lequel ils évoluaient. Je suis passée à côté d’eux, trop emportée par les images merveilleuses. L’histoire d’amour entre Colin et Chloé est très belle mais plus que l’amour, j’ai trouvé que c’était son esthétique qui était dépeinte. La beauté est omniprésente dans votre texte. Tout doit être beau, le décor, les personnages, leur vie, leur mort. Pour moi, votre génie réside dans toute cette esthétique, cette représentation fantastique du monde.

Merci monsieur l’écrivain, votre écriture est surprenante.

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Cinder – Marissa Meyer

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Cendrillon – Téléphone

Madame l’écrivaine,

J’ai assez hésité avant de lire cette réécriture. J’avais peur de tomber sur une Cendrillon assez similaire à l’originale, tellement belle mais si peu aimée, dont le prince tombe sous le charme au premier regard. Eh bien, vous m’avez complètement surprise ! Votre roman est vraiment indépendant, certains détails font références au conte mais ils restent légers et j’ai trouvé cela vraiment agréable. Bien évidemment, l’univers est très différent, futuriste avec de nombreuses technologies mais au-delà du cadre spatio-temporel, le travail sur les personnages permet de faire la différence avec le conte original. J’ai apprécié le cadre et je l’au trouvé original. Je trouve que la science-fiction a rarement lieu en Asie et cela m’a beaucoup plu que New-Beijing soit ici un lieu de haute technologie ainsi qu’un point central de la politique mondiale. En effet, en plus de vous attaquer à la réécriture d’un conte très connu, vous n’hésitez pas à mettre en avant les difficultés à gérer une société.

Les personnages sont très intéressants. Les deux points de vue entremêlés m’ont un peu dérangée. Le fait que le récit soit à la troisième personne permettait facilement d’avoir un balancement entre le point de vue de Cinder et celui de Kai, mais j’ai trouvé que ce n’était pas à son avantage. Le récit me paraissait coupé, j’avais du mal à enchainer les chapitres et cela m’a ralentie dans ma lecture.  Malgré tout, cela permettait d’avoir plus d’informations sur l’univers afin de mieux l’envisager. J’ai aimé le tempérament de Cinder qui, malgré qu’elle soit sous l’emprise de sa belle-mère, reste assez autonome. Elle a un esprit vif et beaucoup d’humour ce qui lui permet d’être plus attachant que si elle était simplement une réplique de Cendrillon. J’ai apprécié sa relation avec Kai. Il est loin du prince charmant un peu benêt, sans responsabilité, juste incroyablement beau et en quête d’une jeune fille à épouser. Vous allez plus loin dans la construction du personnage et c’est vraiment appréciable. Je ne vais pas m’attarder dans les détails afin de ne pas spoiler, mais il a des réactions naturelles et cela lui confère une authenticité. Il est certes prince, mais il garde des sentiments et des émotions humaines.

Merci madame l’écrivaine, je ne pensais pas tant apprécier cette réécriture. Il me tarde de découvrir la suite !

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Lucides – Adrienne Stoltz & Ron Bass

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Dream on – Depeche Mode

Madame et monsieur les écrivains,

Après ma lecture, j’ai été totalement perdue. Vous avez réussi à ficeler un monde fantastique que j’ai eu du mal à résoudre. J’ai été abasourdie par la fin et j’ai du faire quelques recherches pour vérifier que j’avais bien compris. Elle me semble toujours aussi surprenante bien que maintenant que je l’ai assimilée, elle m’apparaît plus simple. Je pense sincèrement que votre livre est incroyablement surprenant. L’idée de base est déjà très originale. Deux filles qui ne se connaissent pas physiquement mais qui savent l’une de l’autre tout ce qu’il y a savoir. Qui vit le jour et qui vit la nuit ? Impossible de la savoir. J’avais envie de savoir et de comprendre avant le dénouement final. Mais vous avez fait un tel travail que je changeais d’avis presque à tous les chapitres. Les deux étaient tellement réelles. Maintenant que je connais la vérité, je ne peux m’empêcher de penser à certains détails que j’avais relevé mais qui, pour moi, ne signifiaient rien. Et très franchement, je ne regrette pas de ne pas avoir trouvé parce que je me suis entièrement laissée transportée par cette histoire fantastique.

Les points de vue alternés entre Maggie et Sloane apportent un dynamisme à la lecture. Au tout début, j’essayais de savoir laquelle des deux je préférais mais j’ai vite abandonné. Elles sont si différentes mais si liées qu’il m’a été impossible de les départager. J’ai aimé Maggie et son extravagance, sa confiance en elle, son parcours atypique autant que j’ai apprécié Sloane et sa discrétion, sa sensibilité, sa banalité. Elles se complétaient parfaitement. Au début, je ne me souviens plus de la phrase exacte mais Sloane dit qu’elle est folle et que c’est Maggie qui voit un psy. J’ai trouvé que cette phrase résumait bien leur unité. Elles étaient uniques et unies. J’ai aussi apprécié les personnages de James et d’Andrew, que j’ai aussi trouvé assez semblables. Andrew est très gentil et rassurant et bien que je pensais d’apprécier que moyennement James, j’ai été surprise de retrouver ces qualités chez lui. Finalement, votre roman met en évidence la question du double et de sa différence.

Merci madame et monsieur l’écrivain. J’ai été vraiment très surprise de votre roman.

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Le Vent de la jeunesse – Georges-Patrick Gleize

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 Bella Ciao – Inconnu

Monsieur l’écrivain,

Cette chronique m’apparaît plus difficile à écrire car avant de vous voir comme écrivain, je vous vois d’abord comme professeur. Je connaissais déjà un peu l’histoire de ce roman puisque vous nous en aviez parlé, un jour en fin d’année où nous étions très peu, entre autres Melissa, Lydie, Mona et moi. Après que vous ayez raconté la trame du roman que vous étiez encore en train d’écrire, j’avais laissé cette histoire de côté. Et j’ai finit par vouloir savoir la suite. J’ai beaucoup aimé la situation des années 80, et comme chez vous, tout peut sonner comme une anecdote, je pouvais presque vous entendre raconter la fumé dans les locaux de la rédaction. Vraisemblablement, vous avoir eu comme professeur m’a rapproché de votre écriture. J’ai pu y reconnaître vos subtilités de langage, comme le fait de dire living par exemple, ou encore déceler votre intonation. J’ai beaucoup aimé le personnage de Flore. Son quotidien parisien m’a intéressée. Je ne pensais pas qu’Anna serait autant au centre du récit. La toile de fond de la seconde guerre m’a plu mais j’ai ressenti quelques longueurs environ à la moitié du livre. La vie au barrage me semblait morne et terne, et c’était sûrement le cas à l’époque pour la jeune Anna. J’ai apprécié les quelques retours au présent qui me permettaient de me remettre dans l’histoire. Malgré cela, j’ai été intriguée par le passé de Flore et l’envie de savoir et comprendre m’a menée jusqu’au bout.

Finalement, votre roman offre bien plus qu’une intrigue familiale. Il met en scène un choc de génération entre Flore, sa mère et sa grand-mère. Ces trois femmes ont un point commun, leur fort caractère, mais sont très différentes. Vous expliquez cela par l’histoire et ces évènements ce qui permet d’enrichir votre texte. Votre roman permet de passer un bon moment mais aussi d’en apprendre un peu plus sur chacune de ces générations.

Merci monsieur l’écrivain, pour ce roman inter-génération qui plonge dans le passé et pour cette riche année d’histoire passée à vos côtés.

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Hunger Games T2 – Suzanne Collins

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Encore et encore – Francis Cabrel

Madame l’écrivaine,

Après un premier tome époustouflant, j’attendais beaucoup de la suite. J’ai reproché à ce second tome la lenteur avec laquelle il a commencé. J’ai trouvé que la première partie s’attardait sur des détails déjà appris dans le premier opus. J’ai pensé que c’était surement pour replonger le lecteur dans Panem après un an d’attente cependant, je pense que l’univers est tellement riche et que le premier tome le dépeint déjà si bien qu’il n’était peut-être pas nécessaire de préciser à nouveau certaines choses. J’ai trouvé votre livre très contrasté avec une mise en place lente et des évènements par la suite très condensés. J’ai beaucoup plus ressenti le temps que lors du premier tome. J’ai été un peu déçue que la troisième partie soit si courte, comme s’il fallait rattraper le temps perdu. Toutefois, bien que ce contraste m’est dérangée, avec le recul, je le trouve en accord avec les émotions de Katniss, et malgré que cela m’est dérangée, cela ne m’a pas empêchée d’apprécier ma lecture.

Dans ma chronique sur le premier tome, je disais ne pas avoir toujours compris le personnage principal. J’ai également ressenti ça dans ce deuxième tome mais j’ai eu l’impression que ce sentiment avait été décuplé. Je concevais son point de vue, mais je la sentais tellement perdue que j’avais peur de me perdre aussi à force de l’écouter. Le point de vue interne a encore une fois réussi à me projeter au plus profond du roman. J’ai apprécié que le personnage de Gale soit plus développé et plus présent, cela m’a permise d’une part de comprendre un peu mieux les questionnements de Katniss et d’apprécier ce personnage loyal et courageux. J’ai été surprise par les nombreux retournements auxquels je ne m’attendais absolument pas.

Merci madame l’écrivain, malgré ses quelques défauts, ce second tome m’a promit un beau final.

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La vérité sur Alice – Jennifer Mathieu

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La rumeur – Christophe Maé

La rumeur – Christophe Maé

Madame l’écrivaine,

La rumeur a été addictive. J’étais partagée entre l’envie de lire votre livre d’une traite pour savoir la fin et le préserver, le garder pour un peu plus tard tellement j’y étais attachée. Cela m’a surprise mais j’ai rapidement apprécié Alice. Je la défendais alors que je ne la connaissais pas. Je pensais que le roman à plusieurs voix me permettrait d’être totalement objective. Ne pas connaître la vérité, ne pas avoir accès à la version d’Alice et devoir composer avec l’avis de chacun sur elle a été très stimulant. J’étais sans cesse à la recherche d’indices, je me suis impliquée dans cette quête de la vérité. Et effectivement, ce choix d’écriture m’a permise d’être à la fois au cœur du propos et extérieure à l’histoire. Je n’ai pas détesté un personnage. Je n’en ai pas adoré. Le fait d’être si éloignée du personnage m’a donné une liberté incroyable. J’étais libre de croire ce que je voulais. Et finalement, ça m’a rapprochée encore plus des personnages, libres de croire ou non en la rumeur. J’ai aussi été témoin de l’ampleur que pouvait prendre des on-dit.

J’ai trouvé qu’Alice était très forte psychologiquement. Elle m’a impressionnée par sa force de caractère et sa personnalité. Malgré son absence « physique » dans le roman puisque son histoire est toujours racontée par les autres, j’ai été agréablement surprise par la façon dont elle est décrite. J’ai parfaitement pu me l’imaginer. Josh m’a beaucoup touchée, je ne pensais pas qu’il s’agirait d’un personnage envers lequel j’aurais autant de compassion. De façon générale, j’ai trouvé les personnages de La vérité sur Alice complexe et intéressants. Je les ai trouvé révélateurs de certains maux de l’adolescence.

Merci madame l’écrivaine, votre roman met en avant une situation difficile d’une manière surprenante. Je n’ai pas pu le lâcher.

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