Quand vous lirez ce livre – Sally Nicholls

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Marcia Baila – Les Rita Mitsouko

Madame l’écrivaine,

Bien sûr votre livre est touchant. Le titre, le thème, les personnages, tout nous empoigne le cœur avec force. Et cela me donne du mal à avouer que je n’ai pas vraiment aimé. J’ai aimé la proximité avec Sam grâce au récit à la première personne. Pourtant, j’ai eu beaucoup de peine à m’y attacher. Peut-être est-ce dû à l’excès de pudeur ou à la forte maturité de Sam qui, même s’il ne comprend pas tout, semble tout accepter ? Je ne saurais pas pointer du doigt le facteur qui m’a bloquée mais il s’est malheureusement fait ressentir.

Toutefois, j’ai apprécié les nombreux messages d’espoir de Sam et je me suis sentie touchée par certains moments, je ne peux pas le nier. Son intelligence et sa lucidité m’ont parfois laissée mitigée, il est vrai, mais dans certains autres moments, je les ai appréciées. Le format m’a lui aussi plu et j’ai aimé cette sorte de journal intime d’enfant qui mélange tout à la fois.

Merci madame l’écrivaine. Même si je ne me suis pas sentie aussi touchée que ce que j’aurai pu penser, vous avez tout de même réussi à me transmettre quelques émotions.

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Simple – Marie-Aude Murail

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Yalla – Calogero

Yalla – Calogero

Madame l’écrivaine,

J’ai été attirée par Simple juste après ma lecture de Oh boy ! et je les ai presque enchainés, ce qui a suscité divers liens entre vos deux livres dans mon esprit. Cependant, je n’ai jamais été tentée de les comparer. Ce sont deux textes totalement différents même s’ils ont tous deux un thème fort. J’ai beaucoup aimé suivre la vie bien mouvementée de Simple. J’ai trouvé ses petits monologues intérieurs et ses discussions avec Pinpin touchant et m’ont fait sourire. Simple est attachant. A la lecture, le paradoxe entre ses trois et vingt-deux ans ne s’est pas vraiment ressenti. Parfois, la maladie de Simple fusait comme un éclair dans mon esprit avant de s’envoler pour laisser la place à un enfant curieux, débordant d’énergie et plein d’amour. Rien que pour ça merci. Le sujet pourtant fort ne pousse pas au larmoyant, mais porte étonnamment à sourire grâce à la fraicheur des personnages. J’ai beaucoup apprécié Simple bien sûr, qui porte tout le récit, mais aussi Enzo qui a joliment évolué. Je le pensais beaucoup plus individualiste mais son cœur s’ouvre peu à peu au contact de Simple. Je me suis aussi surprise à m’attacher à M. Villedieu que je croyais très froid. Finalement, je me suis très vite rendue compte que les personnages s’adoucissaient au contact de Simple, qu’ils devenaient très vite plus compréhensifs, doux et qu’ils prenaient le temps de vivre et de profiter. Bien sûr, il y a eu quelques exceptions à ce changement, et j’ai trouvé que cela révélait la peur que peut engendrer l’inconnu parfois. J’ai aussi remarqué la légère absence de Kléber. En effet, la difficulté delà maladie reste tout de même présente, par l’abandon du père, la fatigue de Kléber et les difficultés que peuvent rencontrer les personnages.

Merci madame l’écrivaine, de donner tant d’espoir sans omettre la vérité.

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Ma mère, le crabe et moi – Anne Percin

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Quand c’est ? – Stromae

Madame l’écrivaine,

J’ai été intéressée par votre livre tout d’abord parce que je trouve que les auteurs de la collection DoAdo écrivent très vrai. J’entends par là que se sont des auteurs qui choisissent des sujets forts, et qui arrivent, en quelques mots, sans fioritures, à vous toucher en plein cœur. Je mentirais si je disais que Ma mère, le crabe et moi n’avait pas réussi à me faire ressentir cela. J’ai été touché par Tania et sa mère qui, ensemble, se battent contre le cancer. Tania a déjà une forte personnalité pour son âge. Le fait qu’elle prenne sa mère par la main et qu’elle la pousse à se battre est très touchant. Et le fait qu’elle aussi se batte, qu’elle se surpasse et pousse ses limites là où elle ne pensait pas pouvoir les mener l’est encore plus. A sa manière, Tania combat le cancer aussi. Cette lutte parallèle, celle de la mère face à une maladie physique et celle de la fille face à la psychologie de la maladie, est réellement mis en avant par la relation des personnages. Cependant, l’amour que se porte la mère et la fille est pudique : pas de grandes effusions ou de tendresse exagérée. Mais de réels sentiments. Cette pudeur rend l’amour vrai, elle retranscrit les sentiments difficiles de vraies personnes. C’est ce que j’ai apprécié. La vérité est partout en Tania et sa mère. Votre roman met en scène bien d’autres personnages mais l’intituler Ma mère, le crabe et moi est très révélateur. En ressortant de ma lecture, je ne garde en tête que l’amour complexe qui lie les deux femmes face au crabe.

Je dois vous avouer que les aventures mise en place autour de Tania ne m’ont pas intéressée. La vie de Tania au collège était peut-être trop loin de moi. Ou peut-être trop près pour que j’en reconnaisse l’intérêt. Mais ce que je sais c’est que votre livre est très touchant, simple mais pur. Votre écriture fait ressentir la voix de la jeune fille et lui créé une authenticité. J’aurais aimé plus, mais je ne peux pas vous en vouloir. J’en veux toujours plus. Les romans DoAdo sont bien trop courts mais c’est ce qui fait leur charme.

Merci madame l’écrivaine. Même si tout le roman ne m’a pas transporté, Tania et sa mère m’ont donné un grand bol d’espoir et d’amour.

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