Notre-Dame de Paris – Victor Hugo

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Le Temps des Cathédrales – Bruno Pelletier

Monsieur l’écrivain,

Comme beaucoup aujourd’hui je pense, je me suis lancée dans la lecture de votre roman avec pour seul filet l’adaptation de Disney. Autant vous dire que ça ne m’a pas vraiment aidée, ou alors seulement pour sourire des transformations opérées. Malgré le fait que je savais que votre roman était un éloge à la grande cathédrale de Paris, je pensais que le récit serait beaucoup plus présent. Au début, j’ai vraiment été déroutée par la présence si faible de l’histoire. La petite histoire est sans cesse entremêlée avec la grand Histoire et c’est elle qui prend le dessus. J’ai énormément appris en vous lisant. Votre écriture est poétique mais elle est légère et n’est pas difficile à suivre. Le style est empreint d’humour et la lecture se fait assez facilement. Malgré tout, j’ai été parfois submergée par le flot incessant d’informations. Je me sentais engloutie par toutes ses références que je ne connaissais pas et je décrochais parfois lorsque je me sentais trop en deçà de vos références intellectuelles et culturelles. J’étais frustrée et en colère contre moi de ne pas tout comprendre.

Heureusement, même si elle est peu présente, l’histoire m’a permis de m’accrocher et de poursuivre ma lecture. Et puis, je l’avoue, c’était aussi un peu par fierté personnelle. Plusieurs récits s’entrecroisent et même s’il est parfois difficile de les joindre tous entre eux, le lien est bien évidemment très bien fait. Tout est écrit en prévoyance de la suite et rien n’est laissé au hasard. Mais bien sûr, on ne peut pas douter de vous sur la qualité de vos écrits. C’est pourquoi je vais m’adonner à un jugement plus personnel sur les personnages. J’ai été incroyablement surprise. Ils ont tant de profondeur ! Je suis certaine que vous seriez amusé de voir le côté manichéen du dessin-animé. J’ai beaucoup apprécié Gringoire qui est le personnage le plus fidèle à ses principes finalement. Je n’ai pas trouvé qu’Esméralda est une grande saveur, je pense que son intérêt réside plus dans la situation qu’elle apporte que dans son développement. La plus grande surprise m’a été octroyée par Frollo. J’ai été étonnée de ressentir de l’empathie envers lui. Il a une si grande palette d’émotion que j’avais l’impression qu’il allait se matérialiser devant moi. Je l’ai tantôt aimé, tantôt détesté, parfois compris… C’était pour moi impensable d’être aussi attachée à ce personnage et pourtant, vous l’avez fait.

Merci monsieur l’écrivain, je suis triste de ne pas avoir eu le bagage nécessaire pour toujours vous suivre mais je suis heureuse d’avoir lu votre roman et connaître enfin la véritable histoire.
 
P.S. Bruno Pelletier est notre Gringoire. Cela doit vous surprendre mais j’espère que vous appréciez.

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J’aime regarder les filles – Frédéric Louf

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J’aime regarder les filles – Patrick Coutin

Monsieur le réalisateur,

Votre film m’a laissé comme un gout amer. J’avais très envie de l’aimer, la situation me plaisait beaucoup et j’étais très enthousiaste à l’idée de découvrir une des premières prestations de Pierre Niney en rôle principal. Je dois tout de même souligner que sur mecs attentes les plus importantes, je n’ai pas été vraiment déçue : le talent de l’acteur est évident et l’immersion dans le Paris des années 80 est plutôt réussie. Cependant, j’ai trouvé que la toile de fond politique n’était qu’un prétexte afin de réaliser certaines scènes. En effet, l’élection de Mitterrand contextualisait le propos sans être approfondi. Le seul personnage a être réellement investi politiquement est Malik, personnage qui n’est que peu présent. J’ai été assez surprise de voir que la romance était très présente dans votre film, je m’attendais d’avantage à une comédie autour des maladresses et difficultés auxquelles ferait face Primo pour s’intégrer à la bourgeoisie.

J’ai ressenti une vive déception face à la tournure que prenait les évènements. J’ai trouvé les personnages antipathique. Primo m’a agacée, les seuls moments où j’ai réussi à l’apprécier sont les moments passés en la compagnie de Malik envers qui il fait preuve d’une véritable amitié. Delphine, que je trouvais être le personnage le plus touchant, a finit par me décevoir en se rapprochant du comportement de ses camarades. La prestation de Lou de Laâge avait quelque chose de Léa Seydoux qui m’a déplu, mais ceci n’est que très subjectif. Je pense que votre film à un grand potentiel dans l’idée, mais le résultat m’est malheureusement apparu comme une bande d’adolescent jouant à se faire du mal et non une romance sincère mais impossible.

Merci monsieur le réalisateur, et veuillez m’excuser d’avoir été aussi dure envers votre film mais j’ai profondément regretté qu’il ne m’enchante pas.

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Les Damnés de Paris – Michaël Le Galli & Marie Jaffredo

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Revoir Paris – Benjamin Biolay, Nicolas Fiszman, Denis Benarrosh

Madame la dessinatrice, monsieur l’écrivain,

Votre bande-dessinée est vraiment belle. Son histoire et ses graphismes offrent un très beau voyage dans le Paris du XIXème siècle. Darius a été de loin mon personnage préféré. J’étais assez en désaccord avec Constance et je ne me suis pas attachée à Gill mais j’ai éprouvé une réelle affection pour le garçon des rues. Il avait un côté Gavroche très marqué ce que j’ai beaucoup apprécié. Les graphismes des décors sont très beaux, somptueux lorsqu’ils doivent l’être, plus simple lorsqu’il le faut. Je n’ai pas trouvé les personnages remarquablement travaillés mais les expressions étaient parfaitement retranscrite.

Si les graphismes m’ont plu dans leur ensemble, j’ai été en revanche assez déçue du scénario. J’ai trouvé que cela restait assez superficiel, même pour l’histoire de Constance qui est pourtant la plus décrite. Le destin de ces trois personnages est inexorablement lié mais j’ai trouvé que cela restait assez vague, assez lointain. La fin m’a complétement abasourdie. Je ne m’y attendais pas mais cela n’a pas eu le bon effet sur moi. J’ai eu l’impression que c’était totalement inattendu et cela m’a paru étrange, j’ai eu la sensation que la fin tranchait net votre bande-dessinée.

Merci madame la dessinatrice et monsieur l’écrivain, même si le scénario ne m’a pas vraiment séduite, j’ai passé un très bon moment dans Paris.

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