Winter – Marissa Meyer

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Wintertime love – The Doors

Madame l’écrivaine,

Cela faisait quelques semaines que j’avais l’envie inexplicable de lire Les chroniques lunaires et dans mon optique de terminer différentes sagas, je me suis empressée de lire Winter. La taille de ce dernier volume m’avait freiné lors des examens et j’avais repoussé sa lecture à plus tard. Pourtant, malgré le nombre de pages conséquent, la lecture se fait très aisément et reste relativement rapide. Je m’y suis plongée sans aucune difficulté tant l’action est présente et la sensation de fin imminente se fait sentir. Tout s’enchaine de façon très réussie, et cela sans temps morts. Dans ce flot d’actions, j’ai aimé que la fin prenne le temps afin de laisser de la place à tous les personnages. Cela permet de bien clore la tétralogie sans laisser de questions majeures en suspens.

La présence de chacun des personnages est homogène et la diversité de ceux-ci permet au lecteur de s’identifier. J’ai trouvé Winter mignonne et attachante mais elle a fini par parfois m’agacer et j’étais embêtée de ressentir ce sentiment. Heureusement, le récit entrecoupé entre les différents personnages m’a permis de davantage l’apprécier grâce à la présence des autres personnages autour d’elle et notamment du dévouement de Jacin.

Merci madame l’écrivaine, ce moment sur la Lune était rempli d’action et d’émotion.

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Le club Vesuvius – Mark Gatiss

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Caruso – Pavarotti

Monsieur l’écrivain,

Votre livre témoigne d’un imaginaire vaste et étendu. Une histoire rocambolesque qui ne cesse de prendre des tournures inattendues, ponctuée d’un humour so british, le tout mené par un personnage principal au caractère bien trempé. Ainsi, votre roman m’apparaissait comme sorti d’un cabinet de curiosité, étrange et loufoque à souhait. Malgré tout, le charme n’a pas opéré tel que je l’attendais. J’ai eu un véritable problème avec votre personnage principal. L’arrogance omniprésente de Lucifer a fini par m’agacer. Ce n’est pas tant sa posture de petit géni incroyable qui m’a dérangée mais davantage son comportement envers autrui qui relevait d’un certain mépris. Il n’y a rien qui échappe à ce personnage, il est clair qu’il est brillant et qu’il sait se mêler à la société. Il émane de lui une certaine perfection dont il a conscience et cela a été éprouvant à supporter.

En revanche, l’histoire m’a amusée, même si je suis restée dans une position assez extérieure et que je me suis postée en tant que spectatrice. L’univers est rocambolesque, les péripéties sont rythmées et les révélations inattendues, mais il m’a manqué une petite étincelle pour être convaincue.

Merci monsieur l’écrivain, même si on ne peut pas dire que Lucifer soit de bonne compagnie, j’ai malgré tout passé un bon moment.

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Automne – Jan Henrik Nielsen

 

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Octobre – Francis Cabrel

Monsieur l’écrivain,

J’ai été attirée par votre livre avec l’idée d’une dystopie axées sur des personnages plus jeunes, un point de vue dont je n’ai pas l’habitude et que vous m’avez donné envie de découvrir. Toute la première partie, en huit-clos à l’intérieur du bunker, est assez longue mais c’est un moment que j’ai apprécié avec la découverte du quotidien de Nanna et Fride. En revanche, au moment où l’action s’est déclenchée, j’ai été assez déçue. J’ai manqué de frissons et de peur pour les deux jeunes filles alors que la situation est tout de même assez inquiétante. Toutefois, la personnalité des deux petites filles m’a retenue parce que leur façon de faire face à cet évènement contraste avec ce qu’on a l’habitude de voir. Les retournements de situation sont assez bienvenus mais j’aurais aimé qu’ils aient plus d’impact et restent moins anecdotiques.

Merci monsieur l’écrivain, Fride et Nanna sont deux personnages très attachants.

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La dernière série avant la fin du monde – Damien Maric

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Skyfall – Adele

Monsieur le réalisateur,

Ayant rencontré Yigaël à un salon du livre l’année dernière et étant depuis en possession de La dernière BD avant la fin du monde, je me suis enfin décidée à faire ce qu’il avait conseillé, à savoir voir la web-série avant d’entreprendre la lecture. C’est ainsi que j’ai regardé les 7 épisodes à la suite, chose rendue possible par la petite longueur de ceux-ci. C’est rapide à voir et amusant. Au cours des deux premiers épisodes, j’ai été un peu perdue par la temporalité mais le tout se décante progressivement, notamment grâce à la forme cyclique. C’est une chose que j’ai beaucoup apprécié parce que cela met le spectateur dans un confort de visionnage et on peut davantage apprécier les références. De plus, je pense que 7 épisodes sont suffisant pour apprécier la mécanique sans s’en lasser.

Le nombre de références et de guests est impressionnant. Toutefois, les références sont, certes intéressantes à déceler, mais pas indispensable pour la compréhension. J’ai apprécié que l’origine des monstres principaux soit brièvement expliquée et que certaines références à la culture geek soient accessibles au plus grand nombre, avec Star Wars ou Retour vers le futur notamment. Je pense qu’il y a plusieurs niveaux de visionnage et que c’est tout de même accessible à un public assez novice comme moi, même si cela doit être beaucoup plus plaisant lorsqu’on perçoit tous les clins d’œil. Les effets spéciaux sont parfois un peu cheap, mais cela rajoute un caractère comique à la série déjà axée vers ce style.

Merci monsieur le réalisateur, vous m’avez fait passer un bon moment.

3

A la poursuite de demain – Brad Bird

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Soundtrack Tomorrowland

Monsieur le réalisateur,

Je suis tombée vraiment par hasard sur votre film et j’étais même prête à zapper. Mais finalement, il y a eu un petit quelque chose qui m’a poussée à rester. Alors oui, votre film est peut-être naïf ou je ne sais quel défaut on peut lui trouver, mais qu’est-ce que vous m’avez amusée. J’ai été portée par l’esprit décalé de votre film. J’ai apprécié le côté science-fiction un peu gadget qu’on retrouve au début du film et qui donne lieu à certaines scènes très drôles. Cependant, malgré le côté un peu enfantin, vous faites passer un vrai message : on peut tous changer les choses. Alors certes c’est peut-être un peu bateau comme message à véhiculer mais les circonstances dans lesquelles vous le mettez en place permet de lui donner de la profondeur. A mon avis, le fond écologique est vraiment intéressant dans votre film.

Les personnages sont attachants et leurs défauts font sourire. J’ai beaucoup aimé Athena, véritable voix de la sagesse, je trouve qu’elle est parfaitement incarnée. Pour ce qui est de Casey, son fort tempérament permet de s’attacher au personnage. Elle est jeune, courageuse et débrouillarde. Sa maladresse m’a amusée mais aussi touchée, ce qui fait que je me suis facilement attachée à elle. Dans l’ensemble j’ai aimé l’univers même si j’ai trouvé que certains points auraient pu être davantage travaillés.

Merci monsieur le réalisateur, vous m’avez fait passer un très bon moment, là où je ne m’y attendais pas.

4

La terre brûlée – James Dashner

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Aire – Mecano

Monsieur l’écrivain,

J’ai entamé votre deuxième tome avec beaucoup moins d’a priori que pour le premier. J’étais déjà convaincue que je voudrais savoir la fin des aventures de Thomas et ses amis, ce qui fait que je me suis laissée emportée par l’histoire beaucoup plus facilement. Je trouve qu’il y a eu une réelle évolution entre le premier et le deuxième tome, surtout au niveau des personnages. Thomas a gagné en maturité, comme certains autres Blocards, je pense à Minho notamment. J’ai beaucoup apprécié ce changement. Je n’ai pas fait face à l’agacement que j’avais pu ressentir lors du premier tome. J’ai eu quelques incompréhension mais elles étaient davantage liées à l’intrigue qu’aux personnages en eux-mêmes. Je me suis sentie plus proche de Thomas et je pense que le monde ouvert y est pour beaucoup. Dans le huis-clos du labyrinthe, Thomas était sans cesse confronté aux autres personnages et son statut « d’élu » faisait que j’avais du mal à m’y attacher. Dans l’immensité de la terre brûlée, il m’a été plus facile de ressentir des émotions face à ce personnage.

En sortant du labyrinthe, j’avais pourtant peur de ne pas me plaire dans un nouveau milieu. En vérité, vous êtes très doué pour nous intégrer dans n’importe quel endroit sans aucune difficulté. Je n’ai pas adoré le désert que forme la terre brûlée mais je lui ai trouvé de l’intérêt. L’action est toujours aussi prenante et rythmée. Tout s’abat sur le groupe dans un enchainement incroyable et les quelques moments de répit ne se font pas au détriment du rythme.

Merci monsieur l’écrivain, vous placez votre deuxième tome au-dessus du premier avec beaucoup de talent.

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La 5ème vague – J. Blakeson

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Alive – Sia

Monsieur le réalisateur,

A la fin du film, je me suis sentie dans une situation de perplexité intense. Et je dois admettre qu’encore à présent, je ne sais pas vraiment comment me positionner face à votre film. J’avais adoré le roman de Rick Yancey et forcément cette appréciation joue sur ma réception du film. Pourtant, je n’y allais pas avec des à priori, et je pense être plutôt ouverte à l’adaptation. En résumé, je ne pense pas que le livre est toujours mieux : je pense qu’il y a deux œuvres distinctes avec un travail différent et évidemment des changements opérés. Toutefois, avec votre film, c’est plus compliqué. Premièrement, j’ai été surprise de voir que le film faisait moins de deux heures. Avec 600 pages, je pense qu’il était fondamental que le film soit un peu plus long. Et effectivement, j’ai vraiment été déçue de l’adaptation. Je trouve dommage que vous survoliez simplement l’action majeure. J’imagine bien que l’adaptation est un travail difficile, mais j’ai vraiment eu du mal à apprécier l’histoire dans son ensemble. Les personnages ne sont pas ou très peu travaillés, je pense que j’aurais eu du mal à m’y attacher si je n’avais pas lu le roman, l’histoire est trop survolée et les explications s’enchainent sans qu’on est véritablement eu le temps de se poser des questions.

Malgré tout, je dois avouer que je ne peux pas détester votre film. Il y a beaucoup d’action, c’est bien une chose qu’on ne peut pas lui enlever, et même si c’est parfois trop pour pouvoir retranscrire l’ambiance mystérieuse que j’avais tant aimé dans le roman, cela permet au film d’avoir une bonne dynamique. Mais ce qui, pour moi, a fait la force de votre film, c’est le choix des acteurs. Je les ai trouvé parfaits dans leur rôle.

Merci monsieur le réalisateur. Il est indéniable qu’il manque du temps à votre film mais vous avez tout de même réussi à me l’ancrer dans la tête.

3

Rogue One – Gareth Edwards

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Jyn Erso & Hope Suite – Michael Giacchino

Monsieur le réalisateur,

A la fin de la séance, j’ai vraiment été surprise lorsque je me suis dit que j’avais préféré Rogue One à Star Wars VII. Pourtant à mes yeux, Rogue One est beaucoup plus marketing que le septième film. Son scénario n’est pas indispensable à la saga, pour preuve, elle s’en est bien passée. Malgré tout, je dois reconnaître que vous m’avez merveilleusement fait oublier cette idée. Alors même si le film apparaît un peu comme une opportunité de combler un vide, il m’a beaucoup plu. Certaines scènes, notamment celles avec un grand angle de vue, sont à couper le souffle, les décors sont minutieusement choisis et on passe de façon fluide d’un univers à un autre, la touche d’humour est savoureuse et bon sang, ces personnages ! Je pense que si j’ai tant apprécié votre film, c’est parce que les personnages sont incroyables. Ils sont charismatiques et restent parfaitement en tête. Jyn a un caractère fort et n’hésite pas à se rebeller, Cassian a les épaules d’un leader, Bodhi m’a fait sourire à chacune de ses apparitions… Même le droïde, qui a un petit côté C-3PO, est excellent. Les personnages ont chacun une identité propre mais sont formés dans une cohérence qui donne envie de les suivre. Le film sait garder un ton humoristique lorsqu’il le faut grâce à des personnages qui sont fait pour incarner le comique mais Rogue One reste tout de même de façon constante dans l’action. Les deux heures sont bien utilisées, je n’ai pas ressenti de flottement, et j’ai trouvé que le temps accordé à chacun des personnages était bien réparti, sauf peut-être Saw pour qui la présence reste anecdotique.

Merci monsieur le réalisateur, même si je devrais vous en vouloir pour cette fin qui me laisse dans un sentiment que je ne saurais expliquer, vous avez su me convaincre avec tant de talent que je vous pardonne.

5

Cress – Marissa Meyer

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Lost on you – LP

Madame l’écrivaine,

Malgré le fait que j’ai mis assez de temps pour lire votre roman, j’ai passé un agréable moment. Alors, certes, cette lecture m’aura occupé quelques semaines, notamment à cause de la reprise des cours et des lectures qui vont avec, mais aussi à cause de quelques défauts qui m’ont ralentie, mais j’ai vraiment été ravie de retrouver vos personnages. Je me suis rapidement attachée à Cress, beaucoup plus rapidement qu’à Scarlet envers qui je ne ressens pas de grandes émotions. J’ai aimé la naïveté de ce personnage, sa douceur et sa façon de découvrir le monde. Elle est touchante de part son passé mais aussi grâce à toute la pureté qu’elle dégage. Malgré tout, Cinder reste mon personnage favori et je pense que c’est dû au fait qu’on suive ses aventures depuis le début. Pour ce qui est des autres personnages, j’ai apprécié qu’on s’attarde plus sur Thorne et j’ai aimé en apprendre un peu plus sur lui. Je trouve que son évolution est lente mais très intéressante. Iko me fait toujours autant sourire et je ne tarirais pas d’éloge sur Kai.

Malheureusement, j’ai été un peu déçue au niveau de l’action. Pour ce troisième tome, le découpage m’a laissée assez perplexe. En effet, je trouve qu’il sépare trop les personnages, ce qui a vraiment freiné ma lecture. Au lieu de me pousser à avancer pour savoir ce qui allait arriver aux personnages aux chapitres suivants, il m’entraînait à fermer le livre, sachant que l’action allait changer de lieu. De plus, je pense que trois tomes sont suffisant pour s’emparer de la mécanique de réécriture et cela ne m’a pas demandé beaucoup d’effort pour trouver l’identité de Winter et de son prince. J’aurais bien-sûr aimé avoir un peu plus de surprise mais je pense que votre choix est tout à fait judicieux, j’en reparlerai sûrement lors de ma critique de Winter. Toutefois, la mise en danger et les rebondissements très présent au début et à la fin du livre réussissent à sauver l’action et j’ai finit ma lecture avec beaucoup de plaisir.

Merci madame l’écrivaine, les quelques défauts de ce troisième opus le rende à mes yeux un peu moins bon que les deux précédents, mais il n’en reste pas moins très agréable à lire et très prenant.

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Hunger Games T3 – Suzanne Collins

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Et dans 150 ans – Raphaël

Madame l’écrivaine,

J’avais très envie de me replonger dans l’univers des Hunger Games et enfin savoir le sort qui était réservé aux personnages. Ce troisième tome promettait de nombreux retournements et beaucoup d’action. Il est vrai qu’à ces niveaux, je n’ai pas été déçue. Si le rythme est assez lent au début, à cause du nouvel environnement dont la description m’a brièvement rappelée celle du Mont Weather dans Les 100, il finit par devenir bien plus soutenu comme à son habitude. Les retournements de situation sont assez incroyables, la menace pèse sur tous les personnages, invisible mais bien présente. J’ai vraiment apprécié que le danger ne soit pas seulement présent que pour des personnages avec un intérêt assez limité. Cependant, j’ai trouvé que les évènements tristes n’étaient pas assez développé et qu’on les oubliait assez facilement. Alors oui, c’est la guerre, il y a des pertes mais je pense qu’un peu plus de sentiments n’auraient pas été de refus.

Malgré tous ces bons points, il s’agit du tome que j’ai le moins aimé. Je l’ai trouvé légèrement décousu, sûrement à cause de l’absence de Jeux qui avait une organisation précise à laquelle je m’étais habituée. Cela m’a un peu décontenancée mais je n’ai pas était trop dérangée. En revanche, je n’ai pas pu faire abstraction du comportement de Katniss. Autant j’ai trouvé que Peeta avait un rôle intéressant et novateur, autant Katniss m’a agacée de nombreuses fois. Son indécision et son impulsivité, qui avait pu faire son charme dans les premiers tomes, étaient de trop pour moi cette fois-ci. J’ai même eu l’impression que certaines fois, l’héroïne prenait des accents d’anti-héros. Je me suis sentie d’avantage proche de Gale qui met le doigt sur des choses essentielles, notamment sur le caractère de Katniss, et est fidèle à lui-même. J’ai beaucoup aimé qu’il soit plus présent dans ce dernier tome parce que son rôle avait un réel intérêt de médiateur tout en étant campé sur ses positions.

Merci madame l’écrivaine, ce tome reste d’une importance notable. Malgré ses petits défauts, comme l’épilogue dont je n’ai pas relevé l’intérêt, il reste très bon et clôt la saga avec une grande réussite.

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