La dernière valse de Mathilda – Tamara McKinley

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Mon enfance – Barbara

Madame l’écrivaine,

Votre livre est incroyable. J’ai passé un tel moment en compagnie de votre plume que je ne sais comment vous expliquer les émotions que vous m’avez fait ressentir. Je sentais la chaleur du bush australien et ressentais les émotions de Jenny et Mathilda. Dès le tout début, je me suis prise d’affection pour Mathilda et à la fin du prologue, j’étais même triste de la voir laisser place à Jenny. Pourtant, peu à peu, je me suis surprise à adorer l’une autant que l’autre. Leurs deux présents sont merveilleusement liés par la proximité spatiale et surtout la lecture des journaux de Mathilda. Les moments de transition sont bien choisis, laissant un petit goût de frustration assez présent pour ne pas avoir envie de lâcher le livre mais discret pour apprécier le moment suivant.

Je n’ai jamais ressenti de longueurs malgré le fait que l’action ne soit pas omniprésente. J’ai aimé les tranches de vie dans l’outback et les moments de contemplation. Les personnages sont très incarnés et on prend le temps de les découvrir, de s’attacher à eux. Le mélange de quête, d’amour et de grands espaces a totalement fonctionné pour moi. Tout s’assemble avec une harmonie déconcertante, j’ai été comblée. Du début à la fin, vous avez brillamment tissé un fil qui m’a enveloppée sous la chaleur écrasante du soleil australien.

Merci madame l’écrivaine, vous m’avez fait rire et pleurer.

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Les jours sucrés – Loïc Clément & Anne Montel

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Ton héritage – Benjamin Biolay

Madame la dessinatrice, monsieur l’écrivain,

Comment commencer autrement que par exprimer la douceur de votre bande-dessinée ? C’est tellement mielleux et sucré qu’on a l’impression de plonger dans un pot de confiture. Cela pourrait être perçu comme péjoratif mais dans votre cas, c’est tant en accord avec l’univers que vous avez tissé autour de votre bande-dessinée. Pas d’actions ou de péripéties aventurières mais une quête d’identité, un retour aux sources qui sent la brioche dorée. Les personnages sont incroyablement attachants. La sympathie qu’ils dégagent se retrouve dans les lieux qui ont un aspect rassurant. J’ai beaucoup apprécié Gaël et Marronde. Lui, est très vivant, un peu enfantin avec des allures de galopin, elle, est d’un humour tordant. J’ai aimé l’évolution d’Eglantine, ses retours en enfance marqués par des dessins en noir et blanc, comme des souvenirs un peu vieillis. Apprendre son passé et découvrir avec elle les secrets de sa vie m’a beaucoup plu. On la voit changer peu à peu, passer du visage froid forgé par Paris au sourire retrouvé grâce à la douceur de Klervi.

Les dessins sont le reflet de la douceur du texte. Les traits sont doux et le soucis du réalisme n’est pas une priorité. Plutôt que de traiter la colère avec dureté, vous préférez la dépeindre avec humour, ce qui toutefois n’amoindri pas votre propos. J’ai aimé la mise en page, le fait que les cases n soient pas réellement définie, qu’il y est cette liberté d’arrêter la couleur où bon vous semble. La prise de parole des chats sur les pages de chapitres m’ont fait sourire, sourire que j’ai gardé en refermant votre livre.

Merci madame la dessinatrice et monsieur l’écrivain, un vent de douceur sucrée s’est abattu sur moi.

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La Propriété – Rutu Modan

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Le Pianiste de Varsovie – Gilbert Bécaud

Madame l’écrivaine,

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en commençant votre livre. L’absence de résumé m’a intrigué et je me suis dit qu’après tout, si ce livre avait été Fauve d’Angoulême en 2014, ce devait être pour une bonne raison. J’avoue que j’ai eu un peu peur quand par la suite mon père m’a annoncé qu’il avait lu et qu’il n’avait pas tout compris. Je vous confie que je n’ai toujours pas trouvé ce qu’il y avait d’incompréhensible. Le scénario est certes, basé sur des histoires de familles, qui sont toujours très compliquées, mais vous avez réussi à mettre celle-ci à la portée de tous. J’ai aimé vos personnages. Ils ont tous un caractère bien trempée et Régina m’a beaucoup fait sourire. Ce sont des personnages vrais, comme vous et moi, qui ont leurs secrets et leurs faiblesses. C’est cette authenticité que j’ai beaucoup appréciée. L’histoire est touchante et les révélations qui se font en douceur pince tendrement le cœur. Je ne m’attendais pas à ça, je ne peux pas dire que l’histoire m’a totalement transportée et que j’ai été chamboulé, mais dans l’ensemble, j’ai plutôt bien aimé ma lecture. Vos dessins ont une âme. Ils ne sont pas fins, délicats ou très détaillés mais ils ont ce mérite de révéler l’humain. L’humain, le vrai, celui qui a le visage ridé, les sourcils foncés, les lèvres pincées. Vos dessins ne sont pas là pour faire beau, ils sont là pour parler.

Je vais vous dire un secret : je suis souvent très dissipée quand je met à plat mes avis. Je finis toujours par aller fouiner un peu en espérant dénicher deux ou trois trésors. C’est un peu comme mes fouilles archéologiques à moi. Vous devez me penser étrange à vous dire cela maintenant, mais c’est que je viens de tomber sur une interview. Et je viens d’apprendre le procédé incroyable que vous avez mis en place pour dessiner vos planches. Vous avez demandé à des acteurs de jouer votre histoire ! Je trouve cela merveilleux ! Je comprends mieux l’authenticité de vos personnages maintenant.

Merci madame l’écrivaine, votre livre est une jolie histoire de vie.

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